Pour comprendre la disparition de la justice de proximité en France et en connaitre les acteurs.
Cet ouvrage propose une étude inédite de l'ensemble d'un corps professionnel au moment de sa disparition afin de mieux connaître le profil social de ce qui fut le dernier corps véritablement organisé de magistrats de proximité en France. La suppression de cette juridiction est en effet l'une des grandes décisions prises au début de la Ve République. L'auteur restitue l'atmosphère qui entoure cette décision, analyse la sociologie des juges de paix au milieu du XXe siècle et montre la fragilisation de leur implantation territoriale. Son travail offre aussi l'occasion d'interroger à nouveaux frais la suppression d'une fonction dont l'absence est régulièrement regrettée depuis car cette justice de proximité assurée par les juges de paix fait souvent défaut aujourd'hui. Il permet aussi de mesurer les effets des épurations contradictoires du début et de la fin de la Seconde Guerre mondiale parmi les magistrats français. Il examine enfin le devenir des juges de paix eux-mêmes dont la reconversion fut parfois très réussie.
Pour parcourir l'Histoire de France en compagnie du Gentleman Cambrioleur.
Les allusions ou références historiques imprègnent les aventures d'Arsène Lupin. D'abord découvreur des grands secrets qui sont supposés avoir marqué l'histoire de la France, puis s'affirmant comme l'héritier de ses souverains successifs, il finit par intervenir directement, pendant la Grande Guerre (1914-1918), dans le cours des événements et par les faire dévier à son gré, imposant sa volonté à l'ennemi héréditaire, l'Allemagne, et contribuant puissamment à la victoire de la France et des Alliés.
La place de l'Histoire dans la saga d'Arsène Lupin constitue le sujet de ce livre. Elle est observée successivement sous six angles : les événements, les personnages, les lieux, les objets, l'héritier, le patriote. Tout cela avec la légèreté et la joie de vivre qui caractérisent, le plus souvent, le célèbre gentleman-cambrioleur.
C'est parce que nous éprouvons un besoin et un désir irrépressibles de savoir, mais que les ressources de notre entendement sont trop limitées pour satisfaire pleinement ces attentes, que nous avons souvent recours à des opinions incertaines, ou croyances, pour guider notre existence. Toutefois, celles-ci ne se présentent pas comme un ensemble homogène et stable, mais plutôt comme un dégradé d'assertions : des plus mesurés aux plus douteuse, voire aux plus absurdes ; des plus prudentes aux plus dogmatiques, des plus argumentées aux plus péremptoires. Avant d'être des options discutables, les croyances répondent à une exigence vitale : celle de disposer de critères pour juger et agir en conséquence. Cet essai analyse successivement la pluralité des manifestations des croyances, leurs significations, les conditions de leur élaboration et de leur stabilisation, leurs liens avec la vérité et la véracité. Pour terminer, il en examine les propriétés.
Un siècle après la naissance du PCF, un essai qui fait revivre et comprendre les mécanismes et les enjeux du Congrès de Tours.
L'ouvrage le Congrès de Tours propose une synthèse sur le 18e Congrès national de la SFIO qui voit la naissance il y a 100 ans, en décembre 1920, de la SFIC (le futur PCF). Revenant sur les enjeux du Congrès dans la suite de la Première Guerre mondiale et des révolutions russes, l'ouvrage propose un récit qui met en scène les différents protagonistes de la scission du parti socialiste né peu de temps auparavant sous l'égide de Jean Jaurès en 1905. Au-delà des figures connues comme Léon Blum, Jean Longuet, Marcel Cachin ou Louis-Oscar Frossard, on retrouve les militantes et militants délégués au congrès. Il s'agit également d'observer ce Congrès dans un contexte national, mais aussi international afin de comparer ce qui se passe en France par rapport aux autres partis socialistes européens et/ou mondiaux. Enfin, l'ouvrage insiste sur la mémoire du Congrès, mémoire forgée au sein des deux camps SFIO et SFIC ou chez les frères ennemis.
Ouvrage publié dans le cadre des commémorations de la guerre de 1870
En octobre 1870, en pleine guerre franco-allemande, la capitulation de Bazaine à Metz et la perspective de la défaite française suscitent de vives réactions populaires. Elles expliquent la naissance de deux insurrections décidées à en découdre avec l'ennemi, à Dijon les 29 et 30 octobre 1870, à Paris le 31 octobre. Le profil des acteurs et le déroulement de l'insurrection sont restitués. Les motivations et références des insurgés, largement inspirés par l'histoire de la Révolution française et des volontaires de 1792, sont ensuite interrogées. Le livre s'intéresse enfin aux répliques et rebonds qui suivent ces insurrections. La Commune de Paris apparaît ainsi largement l'héritière de ce premier mouvement, qui inspire encore des craintes suffisantes aux conservateurs pour empêcher l'érection d'un monument jugé trop révolutionnaire à Dijon en 1875. Cet ouvrage est donc attentif à l'événement mais aussi à sa mémoire et à ses interprétations.
Il s'agit ici d'interroger le rôle et la parole de la poésie au prisme de la question de l'individu de réputation plutôt philosophique que littéraire. Face au constat de l'échec de la philosophie à dire l'individu, on se propose de montrer, à travers les œuvres de Pasolini, Rilke, Tsvétaiéva et Sophia de Mello Breyner, que la poésie n'est pas simplement l'origine ou la condition de la philosophie, mais l'instance privilégiée pour dire ce que la philosophie ne peut pas dire : l'individu. La poésie, à l'instar de la philosophie vise un sens universel mais, à la différence de la philosophie, elle le fait sans que l'individu poète disparaisse, elle réclame au contraire d'être l'expression d'une expérience très individuée et par cette individuation même ouverte à tous.