À travers l'histoire d'un concours radiodiffusé destiné aux jeunes auteurs-compositeurs-interprètes, une réflexion sur le genre de la chanson de qualité et ses rapports avec la poésie.
Le 3 janvier 1967, sur la chaîne de radio nationale France Inter, était diffusée pour la première fois une formule scénique de l'émission " La fine fleur de la chanson française ", conçue et produite par le poète et homme de radio Luc Bérimont (1915–1983), dont une formule " studio " existait depuis plusieurs années, consacrée à la chanson de qualité et à la poésie. Le nouveau projet instituait un concours public destiné à de jeunes chanteurs, principalement auteurs-compositeurs interprètes, avec le double objectif d'aider au début de carrière des meilleurs d'entre eux, et de promouvoir la chanson poétique et la chanson d'auteur, en une période où la vague " yé-yé " n'avait pas encore reflué, et où ce que l'on appelait encore " chanson " était déjà devenue une industrie. L'épopée du concours de La Fine Fleur dura cinq ans (1967–1971), et l'émission de Bérimont disparut à la fin de 1973, peu avant la fermeture de nombreux cabarets parisiens.
En 1993, Laurent Cugny publiait son étude consacrée à la période dite " électrique " d'un Miles Davis récemment disparu (1991). Elle reparait aujourd'hui, augmentée d'une préface qui, forte de ses vingt-six années de recul, montre bien l'influence de Miles Davis dans le jazz et la musique populaire. Cette réactualisation d'un ouvrage, reconnu dès sa première publication, ne se limite pas à cette préface inédite. Elle concerne également une discographie et une bibliographie remises à jour et réévaluées à la lumière du regard historique porté aujourd'hui sur un musicien dont l'empreinte se révèle de plus en plus marquante.
Laurent CUGNY est pianiste, chef d'orchestre et arrangeur. il est docteur en Musicologie et enseigne à la Sorbonne-Université.