La psychologie a pour mission de rendre compte des grandes fonctions par lesquelles le système cognitif humain interagit avec son environnement et crée de celui-ci des représentations utilisables dans des conduites adaptées. En reconnaissant le caractère partageable du concept de cognition, la psychologie a joué un rôle essentiel dans la création du courant des sciences cognitives, qui implique toutes les disciplines intéressées par les processus de traitement de l'information et de gestion des connaissances. L'ouvrage passe en revue les fonctions cognitives sur lesquelles des collaborations privilégiées ont été développées avec les autres disciplines cognitives.Après un chapitre introductif analysant la place de la psychologie dans le concert des sciences cognitives, les domaines abordés par les auteurs des neuf chapitres suivants vont de la perception au raisonnement en passant par la sensorimotricité, la cognition spatiale, le traitement de la parole, la compréhension du langage, la mémoire et l'apprentissage, sans omettre le domaine important des émotions.Chaque chapitre présente un tableau des formes de collaboration interdisciplinaires qui se sont illustrées ou qui sont en émergence, principalement avec la linguistique, l'intelligence artificielle et les neurosciences.
A l'âge où les sciences du cerveau et de la cognition apportent de fascinantes révélations sur les fondements matériels de la nature humaine, est-il possible pour la sociologie de continuer à réfléchir en vase clos, hors de l'effervescence scientifique qu'entraînent ces découvertes? Les auteurs qui s'expriment dans cet ouvrage exposent leurs points de vue argumentés sur le lien entre sciences de la cognition et sciences du social et sur les conditions d'élaboration d'une véritable sociologie cognitive. La diversité des perspectives offre un état des lieux passionnant sur une "querelle des disciplines" qui n'a jamais vraiment cessé de hanter la sociologie.
L'ouvrage présente les problématiques théoriques, les recherches actuelles et les acquis de la linguistique cognitive. La première partie est consacrée à un panorama des principaux courants contemporains, qui se réclament de deux grands paradigmes théoriques : le paradigme classique du cognitivisme (appelé paradigme computo-représentationnel symbolique), qui a été adopté par les "grammaires formelles", et notamment par la grammaire chomskienne et un paradigme alternatif encore en émergence (parfois appelé paradigmeconstructiviste), représenté principalement par les "grammaires cognitives", mais auquel se rattachent également certains tenants de la linguistique fonctionnaliste, ainsi que des approches typologiques et diachroniques des langues. La seconde partie est consacrée aux interactions entre la linguistique cognitive et d'autres disciplines des sciences cognitives abordant le langage non plus à partir de l'étude spécifique de la structure et du fonctionnement des langues, mais en tant que faculté supérieure de l'espèce humaine mise en œuvre par des sujets, donnant lieu à l'activation de certaines zones du cerveau, et susceptible d'être simulée sur ordinateur. Signe incontestable de jeunesse, ce foisonnement des approches témoigne de la vigueur de la réflexion dans un domaine complexe - celui des liens entre la diversité des langues et la faculté de langage, et de leur inscription dans l'architecture et le fonctionnement de l'esprit et du cerveau - où nombre de questions demeurent encore sans réponse, voire même informulées.