Les pierres seraient animées et vivantes, à en croire les contributions de cette livraison. En quoi et comment? Quelle relation entretenons-nous avec ce minéral si présent dans notre environnement et que nous foulons aux pieds (cf. la calçada portugaise)? Outre l'Europe (France, Portugal), les Andes et le Japon sont ici convoqués. Quant à la poésie, de divers pays, elle est féconde en pierres, précieuses ou non.
Éclipses au pluriel, car on distingue les éclipses solaires, les éclipses lunaires, les éclipses totales, les éclipses partielles, comme l'expliquent ici les scientifiques, mais aussi parce qu'elles peuvent être perçues et analysées au sens propre et au sens figuré. Intemporelles, elles sont pourtant datées avec précision. Et ce fut le cas déjà autrefois… Le phénomène de l'éclipse renvoie à l'absence/présence, à la disparition, à l'énigme, notions renvoyant toutes au secret. Préfacé par Tony Lévy, ce numéro publie des contributions pluridisciplinaires (histoire, astronomie, littérature, philosophie, poésie, cinéma, peinture).
Remède ou poison? Que nous apprennent l'histoire des plantes médicinales, les archives relatives à la peste au Moyen Âge, la politique brésilienne en 1904 face à la variole? Quid du secret? Médecine et secret vont-ils de pair chez Molière? D'autres questions encore, telles que le rôle de la lecture et de l'écriture dans la guérison, ainsi que des poèmes ou des textes lusophones, traversent ce numéro préfacé par Delphine Bouit.
La vengeance, passion humaine trop humaine? Les contributions de ce numéro en cernent les contours à travers divers exemples (Médée et Atrée chez Sénèque, une nouvelle de Kafka, " La mariée était en noir ") ou réalités sociologiques, religieuses, politiques (le cannibalisme, le djihad, la loi du talion …) et tournent le plus souvent autour de la définition de la justice.
Préfacé par Annie Mollard-Desfour, ce numéro, comportant un hommage à Bernard Sesé (1929-2020), aborde la couleur sous des aspects sinon secrets, du moins peu connus, ou, au contraire (la question de la couleur de la peau et du racisme) très présents dans l'actualité. Littérature, anthropologie, science, Beaux-Arts sont ici convoqués pour tenter de cerner ce qui, étymologiquement, " cache " la réalité des choses.
Si la lettre et le secret font l'objet de l'avant-propos de Geneviève Haroche-Bouzinac, d'autres secrets parcourent ce numéro: celui du faux (Pedro Eiras expliquant comment écrire des lettres de Pessoa), celui du métier d'éditeur de correspondances (Claire Paulhan), et celui de la correspondance entre Jean Paulhan et Drieu la Rochelle (Hélène Baty-Delalande). D'autres encore permettant de découvrir des aspects de l'œuvre d'Eça de Queiros (Lucette Petit) et de l'écrivain angolais José Eduardo Agualusa (Agnès Levécot) ou de lire des correspondances inédites d'artistes (Éliane Meunier).
Ce numéro traite principalement de la culture brésilienne, avec, en ouverture, un texte de Gilles Lapouge. Le grand écrivain Machado de Assis est comparé de manière inédite à Henry James et à Robbe-Grillet. L'inconfidência mineira est relatée par l'historienne Laura de Mello e Souza. La discrétion est abordée, elle, chez Ignace de Loyola. Par ailleurs, qu'en est-il de l'indiscrétion dans notre monde " internetisé "?