Cet ouvrage propose une interprétation psychanalytique des toiles de René Magritte, au regard de ses écrits et des aspects significatifs de sa vie, notamment une psyché maternelle tourmentée.
René Magritte fait avec ses toiles ce que la littérature réalise avec les mots. Il crée un imaginaire.Sa peinture fait penser, car elle peint la pensée, ou plutôt la pensée du rêve dans ses premières formes d'images, car nous avons rêvé avant de voir. Elle illustre la quête d'une " rêvée " – terme de Pascal Quignard – ayant trouvé son support dans sa projection de la toile, là où l'absence du regard maternel ne put offrir un espace de réverbération suffisamment réflexif.La toile peinte a pu lui offrir la pérennité de cette réflexion.Sa peinture donne accès à l'ombilic de la pensée associative propre à cette " rêvée " qui anime le flux d'un inconscient refoulé, en y dénouant des traces mnésiques difficilement exprimables en paroles.Se peut-il que Magritte peigne ce que l'enfant en lui a pressenti des rêves et des pensées d'une mère tentée plusieurs fois par le suicide et qui finit par réaliser celui-ci ? Se peut-il qu'il peigne comme un garçon créant des couleurs pour rendre plus vivante une mère déprimée ?C'est à ces questions, parmi d'autres, que l'auteur tente de répondre en utilisant ce que la psychanalyse appliquée à la biographie et à l'œuvre d'art d'un artiste peut apporter, en complément aux études des spécialistes de l'œuvre de Magritte.
Cet ouvrage d'actualité expose, dans le champ de la psychopathologie psychanalytique, différentes situations et formes de souffrance contemporaines engageant des problématiques narcissiques ou, pour paraphraser S. Freud, révélant le profond malaise narcissique de la civilisation contemporaine.
Les souffrances psychiques contemporaines auxquelles s'intéresse cet ouvrage se présentent sous de multiples formes et facettes : états-limites,
violences répétées, problématiques psychiques entraînant des difficultés de fécondation, néosexualités, addictions, recours privilégiés à des passages par l'acte face au débordement de forces pulsionnelles peu maîtrisables, voire quête de " transidentités ". Ces souffrances, troubles et comportements relèvent de " maladies du narcissisme " qui se singularisent par une défaillance d'une tiercéité fonctionnellement efficace jouant le rôle d'un " tain " utile à toute réflexivité psychique et triangulation œdipienne. Dans ces conditions, la relation à l'autre, ou à l'autre en soi-même, reste dans ces problématiques narcissiques duelle, fusionnelle ou d'une " inquiétante étrangeté ", de là les angoisses d'intrusion, de pénétration, de dépersonnalisation ou… de vide, de " terreur d'exister " ou d'incertitude identitaire.
Ces cliniques font l'objet de prises en charge allant de la cure analytique à l'entretien familial psychanalytique mais également relevant de travail
analytique en face à face dans des institutions hospitalières ou médicopsychologiques, ce que cet ouvrage illustre dans ses vignettes cliniques.
Ce recueil, construit comme un dialogue entre universitaires, psychologues et psychanalystes, cible la complexité des liens qui unissent l'amour à la sexualité, décrivant et analysant la névralgie de leur articulation.
Ce recueil, construit comme un dialogue entre universitaires, psychologues et psychanalystes, cible la complexité des liens qui unissent l'amour à la sexualité, décrivant et analysant la névralgie de leur articulation. La partition du sexe et de l'amour est soumise à travers les chapitres à l'épreuve des contextes psychopathologiques actuels, interrogeant le féminin, la dépendance, la mort, la temporalité, la procréation et la création. Les situations cliniques originales qui y sont présentées partagent cette complexité de l'amour, décrivent ses dérives, ses ratages, et décortiquent ses liaisons et déliaisons avec la sexualité.