Comment les Marseillaises ont-elles participé à l'essor économique de leur ville aux XVIIe-XVIIIe siècles ? Une nouvelle approche de l'histoire économique et urbaine en Méditerranée. À Marseille, aux XVIIe et XVIIIe siècles, les femmes occupent une place importante dans le commerce urbain, jusqu'alors grandement occultée par l'historiographie. Des poissonnières des places publiques aux veuves de négociants, des boutiquières aux marchandes de rues, elles participent activement au développement de la cité phocéenne. À rebours de l'image stéréotypée des " criardes ", ces femmes se révèlent inventives dans leurs manières d'agir, capables de contourner les obstacles juridiques, de diriger leurs propres affaires, de prêter de l'argent ou de louer des boutiques, de mener des expertises et de s'imposer dans des secteurs nouveaux. En cela, elles contribuent directement à l'essor économique de la cité portuaire. Ces Marseillaises circulent dans les rues, animent les places et les quartiers, et, par leur travail quotidien, participent à l'approvisionnement comme à la prospérité de la ville. Certaines, à travers la diffusion de produits venus d'outre-mer, prennent part à la mondialisation. En redonnant chair à ces actrices longtemps invisibilisées, cet ouvrage, à la croisée de l'histoire économique, de l'histoire des femmes et du genre, de l'histoire du travail et de l'histoire urbaine, renouvelle notre regard sur la société urbaine et l'économie méditerranéenne d'Ancien Régime. Il montre combien l'histoire du commerce marseillais et de son port, et plus largement l'histoire économique et sociale de la ville, ne peuvent s'écrire sans ces femmes à la fois ordinaires et essentielles, au cœur de l'animation et du dynamisme de la cité phocéenne. Leur contribution, longtemps négligée, apparaît ici dans toute son ampleur.
Le livre retrace l'itinéraire d'intellectuels ayant embrassé la cause et la condition ouvrières. Inspirés par le mouvement des conseils d'outre-Rhin, ils ont défendu, contre le stalinisme, une vision libertaire et spontanéiste de la révolution.
Ce livre retrace l'histoire d'une poignée d'intellectuels passés du bolchevisme au conseillisme, qui rêvèrent l'avènement d'un monde libre et solidaire dans le sillage d'une révolution faite par et pour les ouvriers à une époque – le mitan de l'entre-deux-guerres – de désenchantement et de dépression du mouvement social. Hantés par l'exigence de faire de leurs actes la mesure de leur foi, ces hommes d'étude et de savoir ont voulu vivre selon leur idéal : éprouver la fraternité de classe en créant un lieu où les rapports de pouvoir sont abolis – voire, pour certains, en embrassant la condition ouvrière ; opposer le travail et l'échange gratuits au salariat et au marché ; défendre l'autonomie des luttes contre la médiation syndicale et le recours à l'État. Leur communisme puisait son inspiration dans la geste de l'autonomie ouvrière, en particulier dans le mouvement des conseils, surgi et défait quelques années plus tôt dans l'Allemagne en révolution. Leur engagement, empreint d'utopie et de noblesse, fut jalonné de difficultés de tout ordre mais aussi de modestes rétributions. Cet ouvrage entend exposer ce qui, dans le cheminement intellectuel et dans la trajectoire sociale de ces clercs militants, a nourri un ouvriérisme auquel leur entrée dans la vie ne les prédisposait pas, et d'identifier, dans les préoccupations et les aspirations exprimées par les mouvements sociaux contemporains, les échos de leur utopie intempestive.
À l'heure où les formes de la démocratie représentative sont interrogées par les citoyens, que peuvent nous apprendre les?expériences développées au sein des?communautés urbaines médiévales et modernes du rôle de la délibération urbaine ?
À l'heure où les formes de la démocratie représentative sont interrogées par les citoyens, que peuvent nous apprendre les?expériences de délibération développées au sein des?communautés urbaines?? À l'échelle du gouvernement, les écritures des conseils de ville permettent de pénétrer les processus de prise de décision. Le collectif de chercheurs réuni forge les outils d'un comparatisme européen, à l'échelle urbaine. La perspective choisie est celle de la longue durée, en examinant l'évolution politique et scripturale des institutions municipales du xiiie au xviiie?siècle.Inscrit aux programmes des concours du capes et de l'agrégation d'histoire jusqu'en 2022."