El Velazquez de Emmanuel Fremiet, entre arte, historia y memoria
Selon une approche inspirée de la " biographie des objets ", cet ouvrage dédié à la statue équestre de Velázquez d'Emmanuel Fremiet propose une recherche originale à la croisée de l'histoire culturelle et des études sur la mémoire. Cet ouvrage retrace le parcours de la statue équestre de Velázquez réalisée par Emmanuel Fremiet à la fin du XIXe siècle. Transférée en 1935 à Madrid, dans les jardins de la Casa de Velázquez, elle a été mutilée pendant la guerre civile espagnole, puis restaurée à la fin des années 1950. Basé sur un travail d'archives approfondi et l'analyse d'images, le livre expose les différentes " vies " de cette œuvre, depuis sa création en France jusqu'aux relectures mémorielles et politiques de Carmen Calvo et Fernando Sánchez Castillo, montrant comment un objet apparemment silencieux peut condenser des questions de mémoire, d'identité et de politique culturelle.
Séparés d'un siècle, Francis Harburger et Bilal Hamdad, artistes résidents à la Casa de Velázquez, dialoguent à la Biennale Écho(s) #2 de Castres. Le premier capture une Espagne minérale et figée, le second explore une expérience vécue et subjective de Madrid.
La Biennale Écho(s) #2 réunit deux artistes résidents à la Casa de Velázquez à près d'un siècle d'intervalle : Bilal Hamdad (né en 1987), dont les toiles réalistes, souvent de grand format, captent l'énergie urbaine en dialogue avec les maîtres espagnols, et Francis Harburger (1905-1988), peintre influencé par Goya et Velázquez, qui capture la fixité des paysages castillans dans ses œuvres, dont certaines ont été spoliées pendant la Seconde Guerre mondiale. Ensemble, ils illustrent un siècle d'évolution du regard artistique.
" Écho(s) " présente le travail de trois artistes contemporains, Eve Malherbe, peintre, Najah Albukaï et Arnaud Rochard, graveurs, aux côtés d'œuvres de la collection d'art hispanique du musée Goya de Castres, et met en évidence leurs multiples résonances.
Les créations d'Eve Malherbe, peintre, Najah Albukaï et Arnaud Rochard, graveurs, trois artistes qu'une année à l'Académie de France à Madrid en 2021-2022 a sensibilisés à la culture péninsulaire, jouent avec les œuvres de maîtres anciens du musée Goya de Castres, contribuant à en mettre en évidence la saisissante intemporalité et donc, l'actualité. À l'inverse, la collection d'art hispanique du musée Goya, en offrant à ces artistes contemporains un écrin de choix, permet d'en appréhender les œuvres autrement, en filiation.