Jeunesse et sports: l'invention d'un ministère (1928-1948)

Marianne LASSUS
Date de publication
22 juin 2017
Résumé
En 2016, Jeunesse et Sports a fêté dans la plusgrande discrétion ses soixante-dix ans tandis quela figure de Léo Lagrange, même modestement,était célébrée en même temps que les quatre-vingtsans du Front populaire. Du sous-secrétariat d'Étatà l'Éducation physique d'Henry Paté en 1928 à ladirection des Sports de Gaston Roux en 1948, cesont les ruptures politiques, le Front populaire, Vichy,la Libération, et les continuités administratives aucours de ces vingt années qui ont fondé ce nouveausegment ministériel. Interrogeant l'évolution deslabels (éducation physique, sports, jeunesse, loisirs,éducation populaire) significative d'affichage ou de programme politique et les rattachements successifs souvent en accordéon (l'Armée, l'Éducation nationale, la Santé), l'ouvrage acco ... Lire la suite
FORMAT
Livre broché
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Date de première publication du titre 22 juin 2017
ISBN 9782865802302
EAN-13 9782865802302
Référence 121809-106
Nombre de pages de contenu principal 672
Format 16 x 24 x 5.1 cm
Poids 300 g

PRÉFACE

INTRODUCTION

Pour une histoire du ministère de la Jeunesse et des Sports

Comment écrire l'histoire du ministère de la Jeunesse et des Sports… mon atelier d'historienne

 

LE SPORT SANS LA JEUNESSE… LE TEMPS DES HESITATIONS (1928-1940)

Chapitre I – Sous le signe de l'éducation physique (1928-1936)

1- Comment devient-on sous-secrétaire d'État de l'Éducation physique ?

1.1. Le " fondateur " : Henry Paté

1.2. Une reconnaissance tardive : Adolphe Chéron

1.3. " Un maire hygiéniste " : le docteur Marcombes

1.4. Un spécialiste des questions d'éducation… et d'éducation physique : Hippolyte Ducos

1.5. Une légitimité acquise sur les terrains et dans les tribunes : André Lorgeré, un éphémère sous-secrétaire d'État de l'Éducation physique

1.6. Ministres par hasard ? Les cas d'Émile Morinaud et de Pierre Tricard-Graveron

1.7. Profession ? Ministre

1.8. Les partisans

 

2- Une mise en administration chaotique

2.1. Lecture chronologique : une valse à trois temps

2.2. 1928 : " un sous-secrétaire d'État… mais pas de sous-secrétariat d'État "

2.3. Les pieds dans la boue de Joinville… un rituel initiatique pour les sous-secrétaires d'État de l'Éducation physique

2.4. Un double cabinet civil et militaire

2.5. Deux inspecteurs généraux, une centaine d'officiers

 

Chapitre II – Le front populaire : l'éducation physique, les sports, les loisirs… sans la jeunesse ?

1. Éducation physique, organisation des loisirs et des sports : mots anciens et mots nouveaux

1.1. Pierre Dézarnaulds : un médecin radical-socialiste connu et reconnu

1.2. Le sous-secrétariat d'État à l'Organisation des loisirs et des sports : une nouveauté

1.3. " 36 ans en 36 " : Léo Lagrange

1.4. L'équipe de Léo Lagrange

1.5. Une mémoire polysémique construite en plusieurs strates

 

2- Entre intentions et réalisations : mise en administration et prise en charge des loisirs

2.1. 1936 : Deux sous-secrétariats d'État valent mieux qu'aucun ?

2.2. 1937 : fusion et transfert

2.3. " Il est donc mort le sous-secrétariat de l'Éducation physique, des Sports et des Loisirs… "

2.4. Entre civil et militaire

2.5. Entre public et privé

2.6. De l'organisation des loisirs aux loisirs dirigés

2.7. Léo Lagrange : " jeune ministre, ministre des Jeunes " ?

 

LA JEUNESSE OU LES SPORTS… LE TEMPS DE LA CONSTRUCTION (1940-1944)

Chapitre III – Jeunesse d'un côté, sports de l'autre : des histoires parallèles

1. Secrétariat général à la Jeunesse, commissariat général à l'Éducation générale et aux sports

1.1. Quand Jeunesse et Sports rimaient avec Famille (juillet 1940-septembre 1940)

1.2. Vers un rattachement à l'Éducation nationale (septembre 1940 – janvier 1941)

1.3. Le secrétariat général de la Jeunesse, une " création continue "

1.4. Éducation générale, Sports, Équipement, ou la mise en administration tripartite du CGEGS

1.5. Des administrations dispersées et migrantes

 

2. Derrière les organigrammes, des hommes

2.1. Jean Borotra : un ingénieur-polytechnicien champion de la cause sportive… et pétainiste

2.2. Georges Lamirand : un " chrétien apolitique et social " au service de la Révolution nationale

2.3. Des pelouses de rugby aux salons de Vichy : le colonel Pascot, commissaire général aux Sports

2.4. Félix Olivier-Martin : un spécialiste de droit romain à la tête du SGJ

2.5. Maurice Gaït, un " néo-fasciste " à la tête de la jeunesse ?

 

Chapitre IV – Délégués à la jeunesse, inspecteurs de l'Éducation générale et des Sports : la naissance de deux corps et de deux métiers

1. Délégués, inspecteurs : des dénominations distinctes pour des missions différentes

1.1. Les missions des inspecteurs de l'Éducation générale et des Sports : animer, mais aussi surveiller… et punir

1.2. Délégués à la Jeunesse : des missions confuses et limitées

 

2. Des hommes nouveaux pour des administrations nouvelles ? Un recrutement questionné

2.1. Au CGEGS, un recrutement débattu

2.2. Des militaires aux commandes

2.3. " Veuillez vous munir d'effets de sports : culotte, chandail, sandales "

2.4. Une administration épurée… comme les autres

2.5. Des inspecteurs (enfin) titularisés en 1944

2.6. Une conception technocratique du recrutement des délégués à la Jeunesse

2.7. Réseaux et recommandations : des modes de recrutement finalement classiques

2.8. " Des origines variées, des qualifications très inégales "

2.9. Directions à l'Éducation générale et aux Sports, délégations à la Jeunesse et commissariats au Travail des jeunes : l'esprit des lieux

 

Chapitre V – " Construire et gagner du terrain " : jeux et enjeux de deux administrations nouvelles

1. Dans l'ombre de l'Alma mater

1.1. Le commissariat Borotra ou la volonté de " jouer en double " avec l'Éducation nationale

1.2. Le rugbyman (Joseph Pascot) et l'académicien (Abel Bonnard)

1.3. L'Éducation nationale contre l'éducation générale

1.4. Règlements de compte sur le dos du personnel

1.5. Georges Lamirand, le " subordonné autonome " de Jérôme Carcopino ?

1.6. De Jérôme Carcopino à Abel Bonnard, du conflit larvé et limité à la guerre ouverte et générale

 

2. Inspecteurs et délégués dans la mêlée des administrations locales

2.1. Des corps forgés dans l'adversité

2.2. L'échec des " arrangements locaux "

2.3. Le temps des circulaires…

2.4… qui ne suffisent pas à apaiser les conflits

2.5. Délégués à la Jeunesse et inspecteurs de l'EGS sous l'œil du préfet

2.6. Une volonté d'émancipation et d'affirmation

 

3. CGEGS / SGJ : deux administrations concurrentes ?

3.1. Une querelle des locaux symbolique…

3.2. … d'une concurrence des attributions

3.3. " Une ligne de démarcation " claire entre le SGJ et le CGEGS ?

3.4. Quand la Santé s'en mêle : arbitre ou troisième homme ?

3.5. Les projets de 1942 : une fusion synonyme d'absorption

3.6. 1943 : la revanche " sur le papier " du SGJ

 

LA JEUNESSE ET LES SPORTS… ÉPURATION, RECONSTRUCTION, FUSION (1944-1948)

Chapitre VI – Pour en finir avec Vichy ?

1. L'épuration administrative du CGEGS et du SGJ

1.1. Des fonctionnaires suspendus

1.2. Conseils d'enquêtes et commissions de révisions sur titres

1.3. Inspecteurs de l'Éducation générale et des Sports, délégués à la Jeunesse : une épuration différenciée

1.4. Une épuration au cas par cas

1.5. Contre-exemple : les ingénieurs de l'Équipement sportif épargnés

 

2. " Faites entrer l'accusé "… les ministres devant la Haute Cour

2.1. L'exception Borotra

2.2. Un non-lieu pour Georges Lamirand et pour Maurice Gaït

2.3. Un acquittement pour Félix Olivier-Martin

2.4. Deux procès pour un seul homme : le colonel Pascot jugé par la Haute Cour de justice (12 juillet 1946-25 mai 1948)

 

Chapitre VII – La " fête folle " ou les espérances (contrariées) de la Libération (fin 1944- juin 1946)

1. Une administration bicéphale

1.1. À la tête de la direction générale de l'Éducation physique et des Sports : un recteur

1.2. À la tête de la direction de la Culture populaire et des Mouvements de jeunesse : " un professeur et un écrivain de gauche, non communiste "

1.3. La composition des équipes : aux 76-78, avenue de La Bourdonnais

1.4. La composition des équipes : au 131, rue de Longchamp

 

2. (Re)création et recrutement massif de deux corps d'inspection

2.1. Un recrutement sur titres… mais quels titres ?

2.2. " L'inspection départementale (ou principale) ne saurait donc être une simple boîte aux lettres "

2.3. Les inspecteurs de l'Éducation physique et des Sports : " la revanche des profs "

2.4. Les nouveaux liens avec l'Éducation nationale

2.5. Éducation populaire, Éducation physique : unité d'action et de conditions

 

3. Les espérances contrariées

3.1. Les raisons de l'échec de Jean Sarrailh

3.2. " J'étais mal fait pour ce métier "

3.3. Albert Châtelet, " en charge des fonctions de directeur des Mouvements de jeunesse et d'Éducation populaire " (juillet 1945-juillet 1946)

3.4. Vichy ou les discours dissonants

 

Chapitre VIII – De l'effusion aux fusions

1. Du sous-secrétariat d'État à la Jeunesse et aux Sports à la direction générale de la Jeunesse et des Sports (juillet 1946-décembre 1948)

1.1. Une femme à la tête de Jeunesse et Sports

1.2. Son équipe : les anciens de 36

1.3. Entre politique symbolique et Realpolitik

1.4. Pierre Bourdan, un ministre " à la une " (22 janvier 1947- 22 octobre 1947)

1.5. Un ministère pas très populaire

 

2. Fusions et compressions

2.1. À chacun sa fusion

2.2. La solution Viénot : fusion oui, absorption non

2.3. Derniers soubresauts : la création de la direction générale de la Jeunesse et des Sports

2.4. 1946 : le temps de la fusion et de la création des services extérieurs de la Jeunesse et des Sports

2.5. 1947-1948 : commissions de la " Hache " et de la " Guillotine ", le temps des compressions

2.6. Une identité à construire

 

CONCLUSION

Quand " Jeunesse et Sports " cherchait sa place

Le poids des mots

Jeunesse et Sports : un mariage forcé… qui dure

Administration de mission et non administration de gestion

Chronique d'une mort annoncée

 

ANNEXES

LISTE DES SOURCES

BIBLIOGRAPHIE

En 2016, Jeunesse et Sports a fêté dans la plusgrande discrétion ses soixante-dix ans tandis quela figure de Léo Lagrange, même modestement,était célébrée en même temps que les quatre-vingtsans du Front populaire. Du sous-secrétariat d'Étatà l'Éducation physique d'Henry Paté en 1928 à ladirection des Sports de Gaston Roux en 1948, cesont les ruptures politiques, le Front populaire, Vichy,la Libération, et les continuités administratives aucours de ces vingt années qui ont fondé ce nouveausegment ministériel. Interrogeant l'évolution deslabels (éducation physique, sports, jeunesse, loisirs,éducation populaire) significative d'affichage ou de programme politique et les rattachements successifs souvent en accordéon (l'Armée, l'Éducation nationale, la Santé), l'ouvrage accorde également une place essentielle aux hommes qui " ont fait " Jeunesse et Sports : les ministres ou secrétaires d'État (parfois très connus comme Léo Lagrange ou Jean Borotra, souvent oubliés, comme Pierre Dézarnaulds ou Joseph Pascot) et leurs entourages, les directeurs d'administration centrale mais aussi " sur le terrain ", les inspecteurs de la Jeunesse et des Sports. Cet ouvrage, issu de la publication d'une thèse, rend accessible à tous cette histoire mouvementée d'un ministère en construction et permet de mieux comprendre l'identité et la genèse de Jeunesse et Sports.

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