Les manifestations de rue en France, 1918-1968

Danielle TARTAKOWSKY
Date de publication
1er janvier 1997
Résumé
La manifestation de rue est une pratique minoritaire, antinomique au système parlementaire, longtemps dépourvue de tout statut juridique et qui ne doit qu'au vocable populaire de " manif " de s'être tardivement dotée d'une dénomination non polysémique. Et pourtant, plus de 15 000 manifestations recensées en France métropolitaine cinquante années durant, une assise sociale, politique et géographique potentiellement sans limite, des périodes de basses eaux mais jamais de disparition prolongée, pas même durant la guerre ou sous l'Occupation et une incontournable donnée de l'histoire politique et sociale contemporaine. C'est de ce paradoxe que cette histoire des manifestations de rue tente de rendre compte.Il s'agit de s'interroger sur la permanence du phénomène, son poids, ... Lire la suite
FORMAT
Livre broché
42.69 €
Ajout au panier /
Actuellement Indisponible
Date de première publication du titre 1er janvier 1997
ISBN 9782859443078
EAN-13 9782859443078
Référence 007140-09
Nombre de pages de contenu principal 872
Format 16 x 24 x 4.5 cm
Poids 1359 g
La manifestation de rue est une pratique minoritaire, antinomique au système parlementaire, longtemps dépourvue de tout statut juridique et qui ne doit qu'au vocable populaire de " manif " de s'être tardivement dotée d'une dénomination non polysémique. Et pourtant, plus de 15 000 manifestations recensées en France métropolitaine cinquante années durant, une assise sociale, politique et géographique potentiellement sans limite, des périodes de basses eaux mais jamais de disparition prolongée, pas même durant la guerre ou sous l'Occupation et une incontournable donnée de l'histoire politique et sociale contemporaine. C'est de ce paradoxe que cette histoire des manifestations de rue tente de rendre compte.Il s'agit de s'interroger sur la permanence du phénomène, son poids, son extension politique, sociale et géographique et leur pourquoi ; sur ce qui range la manifestation au nombre des causes pour la défense desquelles se mènent, parfois, des batailles. Que signifie le fait de privilégier parfois pareille forme d'action quand le droit de grève et le suffrage universel peuvent (et doivent), en droit, suffire à tout ? Comment, pourquoi et avec quel résultat cette pratique qui est constitutivement la négation du système parlementaire finit-elle par s'imposer ? Comment le régime politique réussit-il à l'acclimater ? Avec quelles conséquences ?

Recommandations