Deux ouvrages réunis en un seul livre : "J'ai mal dans mon corps" et "Trois adolescentes, filles d'immigrés, racontent leur vie"
"J'ai mal dans mon corps!" Des centaines de requérants d'asile vivent mal leur exil. Le rêve imaginé avant le départ est effacé par les contraintes et les contradictions de chaque instant à leur arrivée en Suisse. Ils ne peuvent pas vivre. Ils se contentent d'exister, tout simplement. Alors, ils expriment leur mal-être et leurs souffrances en développant des pathologies diverses. Uljkan, Battista, Sevgi et Sylvie racontent leur vie, et leur désespoir... "Trois adolescentes, filles d'immigrés" Je suis née ailleurs et je vis ici. A quel lieu se vouer quand on grandit dans un pays qui n'est pas celui de ses parents, ni celui de ses ancêtres. Trois jeunes filles, Naïma née au Maroc, Helena née au Chili et Silvia née au Portugal, ont bien voulu me raconter leur histoire et me parler des liens et des nœuds qu'elles nouent et dénouent au fil du temps, entre ici et là-bas, pour tisser la trame de leur devenir de femme et construire leur monde. "Fil de soi", tissage de vie, métissage de cultures, c'est au sein de ces entrelacs d'existence à chaque fois uniques et singuliers que je vous invite à rencontrer Naïma, Helena et Silvia au confluent d'ici et d'ailleurs.
La crise actuelle n'est pas seulement économique mais aussi politique, sociale, religieuse, etc. Allons-nous nous laisser submerger et la subir comme une fatalité ou profiterons-nous de ce bouillonnement, de ce chaos, pour inventer de nouvelles manières d'agir, pour promouvoir autre chose? Les réseaux d'échange font partie de ces projets qui innovent dans la mesure où des personnes choisissent de compter sur leurs propres ressources plutôt que de faire appel à l'Etat-Providence appauvri ou à la société, dont les services payants augmentent constamment. Cette prise de responsabilité des citoyens par eux-mêmes est un mouvement qui va croissant. Des centaines de réseaux fonctionnent déjà depuis plusieurs années, dans de nombreux pays. Les auteurs ont eux-mêmes mis en place un de ces réseaux d'échange. Cette expérience les a amenés à une réflexion plus générale sur la réalisation de projets innovateurs.
La Suisse est un des derniers pays d'Europe à ne pas avoir d'assurance-maternité. Or, depuis 1945, la Confédération a la compétence de légiférer en la matière. Comment expliquer que la maternité, qui permet à la société de se renouveler, soit si mal protégée? Cet ouvrage remonte à l'origine de la mise en place de la politique familiale en Suisse et analyse les raisons des échecs successifs des tentatives d'instaurer une assurance-maternité. Il met aussi en lumière la nécessité d'une révision du statut de la femme dans la législation sociale qui est encore basée sur la famille traditionnelle.
A travers les témoignages de personnes hospitalisées en unités fermées, les auteurs ont voulu approcher l'univers psychiatrique en portant leur regard sur les mécanismes en jeu dans le processus de désignation de la folie et de l'exclusion; mécanismes sociaux, institutionnels et individuels. A partir de la psychiatrie, c'est l'ensemble des services sociaux qui sont interrogés, pour tenter de comprendre l'espace paralysant et traversé de nombreuses contradictions, au sein duquel ils ont à œuvrer, et l'impossibilité structurelle dans laquelle ils se trouvent d'atteindre leurs finalités déclarées.
Les auteures ont choisi de traiter un autre aspect souvent ignoré de cette problématique: la violence conjugale du point de vue de l'homme. Elles décrivent les lieux d'accueil pour hommes ayant recours à la violence au sein du couple. Chacun de ces centres, à Paris, Zurich, Marseille, Lyon ou Strasbourg, s'inspire d'une théorie spécifique. L'étude fait le lien entre ces options théoriques, la vision de l'homme et le mode d'intervention. Elle conclut sur la notion de la violence fondamentale inhérente à l'être humain et la nécessité pour chacun de reconnaître sa propre violence.
Mais qui donc sont ces tagueurs? D'où viennent-ils et pourquoi agissent-ils ainsi? Ils sont une centaine à Genève, âgés de 12 à 25 ans: Risk, Jazzy, Pato, Dan, et les autres... Ils ont leur langage secret, des codes que seuls les initiés connaissent. Souvent en bandes de quatre ou cinq, ils partent à la recherche de l'aventure, prêts aussi à prendre des risques en réalisant leurs tags sur des murs particulièrement difficiles d'accès. Ils veulent vivre l'exploit: la nuit, les rues désertes, l'odeur et le bruit du spray et parfois... le panier à salade. Ce livre, qui a obtenu le prix "Travail Social 1992", nous invite à une incursion initiatique dans ce monde hermétique, cette nouvelle culture jeune issue du rock.
"Paroles intimes" nous fait "toucher du bout des doigts l'essentiel de la vie" par la parole donnée aux "personnes vivant avec...", confidences fragiles et émouvantes, émergées de la rencontre confiante des utilisateurs de la Permanence du Groupe Sida Genève et d'une jeune éducatrice. "Nouvelles Donnes" nous sollicite dans un autre regard et nous entraîne dans l'observation et l'exploration des images métaphoriques suscitées par le Sida, nous aidant par là-même à affronter nos peurs, nos contradictions et nos résistances.
A Genève, des clochards? Pensez donc! Cela n'existe pas! C'est une ville trop riche. Et S'il y en a, c'est qu'ils ont choisi la liberté!Pourquoi devient-on clochard? Est-ce un choix? Que fait-on pour eux? Que pense la société d'eux? Et que pensent-ils de la société? Cet ouvrage vous donnera des éléments qui vous permettront de mieux comprendre cette problématique.
Politique sociale, assistance publique et travail social
La pauvreté est devenue, depuis quelques années, un thème d'actualité. Les suites de la crise mondiale des années 70 et 80 ont conduit à s'interroger sur les "nouveaux pauvres" victimes de la conjoncture économique. Mais ceux-ci sont appelés "nouveaux", cela doit bien provenir de la conscience qu'existe encore encore une pauvreté qui a traversé les trente années de croissance de l'après-guerre
Itinéraires de quelques femmes italiennes vers la psychiatrie
Les femmes qui s'expriment ici vivent autre chose que leurs compagnons. Même si elles les accompagnent, elles ne sont pas pour autant des "alter ego" mais bien des personnes confrontées à d'autres chocs culturels et affectifs qui leur sont propres, à d'autres difficultés.Ce travail retrace la trajectoire de six femmes immigrées italiennes, souffrant de maladie à caractère psychiatrique, et tente d'appréhender de manière globale ce qui leur est arrivé
Réflexions à l'occasion de la création d'un foyer pour personnes âgées dans une vallée valaisanne
Là-haut sur la montagne, bien des choses ont changé depuis que Jean a reconstruit son chalet plus beau qu'avant. Aujourd'hui, une commune des Alpes crée un foyer pour personnes âgées. On rénove un joli bâtiment, de dimensions quasi familiales, juste sous le clocher, à deux pas du bistrot: une place de choix, au cœur du village si cher à nos aînés. Rien de comparable donc aux établissements médico-sociaux urbains, souvent gigantesques constructions, hors des murs de la ville. Toutes les conditions semblent réunies pour permettre aux pensionnaires de couler de longs jours paisibles et heureux. Et pourtant, en se mêlant aux pensionnaires du foyer, en partageant leur quotidien, on découvre la souffrance cachée derrière les belles façades fleuries de la maison. Là-haut, sur la montagne, où tout est si noble et si pur, il existe des vieillards qui subissent, gravement, l'affrontement de la tradition et de la modernité, dans l'impossibilité de revivre l'existence qu'ils ont connue, et d'atteindre la nouvelle vie modernisée dont ils sont souvent exclus. Garder les aînés au cœur du village est certes un progrès, mais ce n'est pas encore suffisant. Il s'agit de repenser les infinis détails de la vie quotidienne, à travers lesquels s'opère l'intégration ou l'exclusion. Cette réflexion exige de notre part une totale remise en question de l'image de la vieillesse, et aussi de l'imagination et un désir de création.
Une expérience des Bibliothèques Municipales de la Ville de Genève
Des bibliothèques peu fréquentées, beaucoup d'enfants qui ne lisent pas, un taux d'échec scolaire en lecture toujours plus important. Un désir de changement. Telles sont les raisons qui ont incité, en été 1985, les Bibliothèques Municipales de Genève à tenter une expérience originale de "Bibliothèques dans la rue". Etudiantes bibliothécaires, nous avons quitté les murs institutionnels durant deux mois pour descendre dans la rue à la rencontre des enfants. Nous leur avons proposé, dans leur espace de jeu, de découvrir le monde des livres. Cette étude présente le reflet de l'expérience, avec la spontanéité des moments vécus, mais offre également une réflexion sur l'importance du livre dans le développement de l'enfant. La bibliothèque hors de ses murs: un premier pas pour remédier à l'indifférence des enfants face à la lecture.