Valentine Penrose (1898-1978), poétesse et artiste française influencée par le mouvement surréaliste, côtoya les artistes et poètes de son temps tels que Miró, Picasso, Paul Éluard*, Max Ernst.Cette nouvelle anthologie de Penrose se veut innovatrice. Elle offre une collection de textes encore jamais publiés à ce jour: des vers de jeunesse, des poèmes inédits datant de la seconde guerre mondiale ou encore des séries poétiques inspirées par ses voyages en Inde et à Ténériffe.Au fil des pages, le lecteur découvre les multiples facettes de l'écriture d'une poétesse au langage déraisonnable, indispensable*: apparente simplicité? obscurantisme éclairé? À l'amateur de poésie d'en décider.
L'Anathomia rédigé en 1316 à Bologne par Mondino de' Liuzzi est le premier traité d'anatomie qui ait pour base la dissection du cadavre humain. Il est souvent cité, mais rarement lu, en tout cas dans sa version latine originale. Il s'agit pourtant d'un texte fondamental de l'histoire de la médecine parce qu'il fait la synthèse de ce que l'on connaissait de l'anatomie à la fin du Moyen Âge et qu'il a souvent été utilisé dans l'enseignement de la médecine.Le texte a été traduit dès 1493 en langue italienne vulgaire, plus accessible au public, et imprimé à Venise dans le premier ouvrage médical illustré de l'histoire de la médecine, le Fasciculo di medicina. Nous en proposons la traduction commentée en langue française, traduction que nous avons illustrée par les premières planches significatives d'anatomie humaine dessinées à Paris en 1345 par Guido da Vigevano, un élève de Mondino, ingénieur militaire et médecin de la reine Jeanne de Bourgogne.Les traités de Mondino et de son élève ne révèlent pas seulement ce que l'on connaissait de l'anatomie humaine au XIVème siècle, mais décrivent aussi différentes maladies et d'étonnantes méthodes thérapeutiques. Ils démontrent en tous cas que les enseignants disposaient déjà à l'époque de données scientifiques significatives, certes incomplètes, mais annonciatrices des découvertes d'André Vésale et de ses successeurs à la Renaissance.Willy
En 1550 Francesco Sansovino, à l'aube de sa carrière d'écrivain et d'éditeur, entreprend de révéler à ses concitoyens les mystères du corps humain. Il publie à Venise, en langue vulgaire et dans un format réduit, un traité d'anatomie qu'il intitule L'Edificio del corpo humano en hommage à son père l'architecte Jacopo Sansovino. Ce sera un des premiers livres de poche de notre société occidentale, un ouvrage de vulgarisation qui témoigne de la volonté de diffuser au Cinquecento les fruits de l'humanisme et de la science dans un large public, celui qui ne maîtrise pas le latin, la langue des lettrés et des savants.La traduction commentée du texte original rend compte des connaissances anatomiques de l'époque et d'une série de concepts insolites censés expliquer le fonctionnement de notre organisme, le rôle des humeurs et des esprits, la capricieuse évacuation des résidus, la théorie vitaliste, la circulation veineuse à rebours, la chaleur du cœur et la froideur du cerveau, la nocivité du coït, la malédiction des menstrues, l'influence des planètes sur la grossesse et les performances des dératés, un ensemble étonnant d'idées reçues, remontant aux temps galéno-hippocratiques et dont certaines sont encore vivaces de nos jours.