Complotisme, effondrisme et autres discours alternatifs
Comment faire sens du complotisme, de la diffusion de croyances et de spiritualités, ou encore de l'existence de méfiances à l'égard des sciences et des scientifiques? Pour répondre à cette question, l'ouvrage étudie les batailles pour la vérité dans les sociétés contemporaines. Il décrit les manières dont des acteurs sociaux s'affrontent pour définir ce qui est considéré comme " vrai " dans différents contextes. Pour ce faire, il revient sur les tactiques déployées pour contester ou au contraire renforcer les modes dominants de production des vérités. Il explore aussi les conditions dans lesquelles des individus sont susceptibles d'adhérer à des discours alternatifs. Ces questions sont abordées au fil d'études de cas variées ayant trait par exemple aux mobilisations antivaccins, aux médecines dites alternatives, au fact-checking journalistique, aux savoirs sur la cause animale ou encore aux théories effondristes.Contributions deFrançois Allard Huver, Antoine Aubert, Thibaud Boncourt, Fabien Carrié, Benjamin Dubertrand, Lucile Dumont, Quentin Fondu, Julien Larrègue, Sylvain Lavau, Sébastien Lemerle, Fanny Parent, Arnaud Saint-Martin, Cyprien Tasset, Ysé Vauchez, Jeremy K. Ward
À l'opposé d'une pensée objectiviste qui chercherait à saisir l'essence de la masculinité, ce livre explore la diversité des rapports de genre en fonction des appartenances de classe. L'enjeu est d'esquisser un espace social des masculinités en interrogeant ses principes de variation et ses invariants. Les contributions réunies portent ainsi sur des milieux sociaux volontairement très éloignés les uns des autres: organisations militantes d'extrême gauche et d'extrême droite, RATP, club mondain, agences publicitaires, ONG, etc. En France ou à l'étranger, du XVIIIe siècle à nos jours, en passant par Mai 68, les auteurs et les autrices montrent combien les masculinités sont dépendantes des configurations sociales et politiques singulières dans lesquelles elles se déploient. Et pourtant, si elles apparaissent du même coup fragiles ou, à tout le moins, labiles, les masculinités font toutes l'objet d'un " gouvernement " qui perpétue la domination des hommes. Ces analyses – inédites, fines, localisées et non réifiées des masculinités – défrichent des pistes pour comprendre comment la domination masculine parvient à se maintenir en se recomposant sans cesse.