Approches processives et dynamiques de la construction du sens
La phrase est généralement considérée par les grammairiens et les linguistes comme un agencement d'unités susceptible d'être modélisé spatialement, sous forme d'arbres ou de structures topo-syntaxiques. Cependant, du point de vue des sujets parlants, qui font l'expérience des énoncés lors de l'activité de parole et d'interprétation, une phrase se déroule dans le temps. La durée opérative qui s'écoule entre l'instant où elle commence et celui où elle s'achève est celle de la construction du sens. De ce point de vue, une syntaxe ne peut être que chrono-syntaxe.Cet ouvrage réunit sous l'appellation " Les ChronosyntaxeS " plusieurs approches théoriques et descriptives impliquant le facteur temps en syntaxe, et confronte leurs complémentarités et divergences. Les différents chapitres s'intéressent aux protocoles de construction du sens de langues aussi diverses que le français, l'anglais, l'espagnol, le portugais, l'arabe, l'allemand, le guarani, le tahitien ou le breton.
L'aspect est une catégorie universelle dont la grammaticalisation est prototypiquement présentée par les langues slaves. Cependant, les langues non slaves encodent également l'information aspectuelle, grammaticalement et/ou lexicalement. La question se pose de savoir si la typologie des langues influence la typologie des aspects et s'il existe plusieurs types aspectifs.Les textes réunis dans ce volume tentent de répondre à ces questions en explorant l'aspect dans les langues slaves et l'aspect dans d'autres langues (européennes, australiennes, asiatiques). L'objectif de ce recueil est double: 1) faire connaître aux lecteurs français des travaux d'aspectologues slavistes de renommée mondiale dont plusieurs font partie de la Commission Aspectologique du Comité International des Slavistes; leurs articles ont été traduits vers le français; 2) confronter les recherches des slavistes avec celles des aspectologues français travaillant sur d'autres types de langues.
Quand, comment et sur quoi se fonde l'engagement de la puissance publique dans le choix du recours et de la justification de la démolition dans un contexte de crise du logement en France? Quels arguments sont mis en avant, quelles stratégies les acteurs déploient-ils pour quels résultats attendus?L'objectif de ce travail de recherche collectif est de contribuer, à partir de l'étude d'un vaste corpus textuel, à expliciter ce qui fonde l'action locale et ses discours. Cet ouvrage questionne les discours des acteurs décisionnaires et les formes des opérations de rénovation urbaine. Il analyse d'une part les conceptions de l'espace portées par ces opérations et interroge d'autre part les logiques de l'action sur lesquelles elles reposent. La rénovation urbaine marque ainsi le retour de l'espace comme outil stratégique de et en politique. En s'attaquant à des questions urbaines et sociales fortes, l'ouvrage contribue notamment à redéfinir les contours et les relations entre les réseaux d'acteurs (élus, praticiens, bailleurs) aux différentes échelles territoriales.
Élucider en linguiste l'énigme de la fiction en nommant, après avoir écarté de fausses croyances, ses véritables attributs – tel est le but de ce livre. Il exhume une affaire classée depuis des décennies, mais classée pour des motifs qui ne résistent pas à une analyse linguistico-philosophique.Le défi de la définition est ici relevé: la fiction langagière n'est pas un propos faux, mais un dispositif prodiguant un type d'expérience, une expérience testimoniale et substitutive. Également, une approche sémiotique redevable de l'anthropologie et de la psychanalyse la situe au sein d'une typologie de représentations, d'où son statut – mais aussi celui d'une carte, d'un mode d'emploi ou d'une œuvre d'art – s'éclaire.L'ouvrage analyse la fabrique du dispositif fictionnel au travers d'un nombre limité de procédés linguistiques qu'il nomme et décrit. Ces critères discriminants d'ordre lexical et syntaxique se soutiennent d'une conception positive et descriptive du sens, à l'encontre de courants relativistes. Un modèle prédictif de textes fictionnels s'en trouve dégagé.Aussi apparaît-il que ce qui est fictif dans la fiction n'est pas son propos, mais l'expérience qu'elle occasionne.
L'aspect et le temps sont des catégories universelles mais représentées dans chaque type de langues différemment. Ces catégories sont abordées à partir des idées qu'elles portent indépendamment des formes qu'elles peuvent prendre dans chaque langue. Cette approche constitue l'originalité principale de cet ouvrage qui donne un éclairage nouveau sur les similitudes et les différences aspectuelles et temporelles des langues à aspect grammaticalisé (langues slaves, en l'occurrence le russe), et les langues à aspect non grammaticalisé (langues romanes, en l'occurrence le français).Cette approche nouvelle, qui part de la manière d'appréhender le monde, permet surtout de distinguer clairement les catégories fusionnées implicitement dans les travaux sur la temporalité : le temps dynamique (vu par rapport au moment de la parole représenté par le présent), le temps statique (vu par rapport aux situations qui se succèdent) et l'aspect (perception du déroulement de la situation).Cet ouvrage s'adresse non seulement aux linguistes mais aussi à tous ceux qui s'intéressent à la pensée et à la langue, et plus précisément à la diversité des conceptualisations du monde s'accomplissant dans la diversité des langues.
Nous pensons dans la langue et communiquons grâce à elle. Or les langues diffèrent, selon le temps et le lieu, et rendent nécessaire l'acte de traduire, l'effort de dire la même chose autrement. Dans cet acte, au cœur de la compréhension et de la transmission de la pensée, philosophie et linguistique se rencontrent dans la volonté de donner des outils d'accès au sens, de proposer des pistes de traduction.Philosophes, linguistes et littéraires, français et étrangers (Belgique, Italie, Japon, Géorgie, Russie) d'horizons culturels variés, se penchent sur ce travail de médiation qu'on appelle traduire, cette activité constitutive de la pensée et de la communication. Les dimensions théoriques, éthiques et pratiques de la traduction à travers des textes anciens et modernes se trouvent ainsi réunies pour éclairer l'activité fondamentale de toute compréhension.Cet ouvrage s'adresse non seulement aux traducteurs, philosophies, linguistes et littéraires, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent à la pensée et à la langue, ainsi qu'à la lecture des œuvres paraissant significatives et difficiles.
Ce recueil d'articles réexamine la place de la linguistique en traductologie alors que les deux domaines tendent à se séparer depuis quelque temps. Pour aborder ce problème, il convient de faire un bilan récent pour actualiser cette problématique. Le volume réunit dix-sept contributions consacrées à la traductologie des auteurs français et étrangers (Belgique, Espagne, Corée du Sud, Grèce, Roumanie, Russie), tous spécialistes reconnus de la traduction avec des sensibilités différentes (linguistique, littérature ou terminologie et langues de spécialité) ; il a pour objectif de présenter de façon équilibrée le panorama international de la réflexion sur l'aspect linguistique de la traduction. La traduction en français des contributions en langues étrangères permettra au public français de mieux connaître les recherches sur la traduction menées en dehors de la France. La diversité des langues abordées dans ce recueil (l'allemand, l'anglais, le bulgare, le coréen, le grec, le français, l'italien, le néerlandais, le roumain, le russe) a pour ambition de présenter non seulement le volet contrastif de la traduction, mais aussi son aspect typologique.Depuis quelque temps la traduction est devenue un sujet à la mode : elle intéresse divers milieux et ceux qu'il est convenu d'appeler le grand public cultivé. Surtout, la traduction constitue maintenant un enjeu essentiel de la mondialisation dans le domaine de la science, de la technique, de l'économie, etc. Ce livre s'adresse non seulement aux traducteurs et traductologues, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent aux langues étrangères et aux œuvres (littéraires, philosophiques et autres) publiées dans ces langues