Fruit d'un séminaire de recherche qui s'est tenu à Sorbonne Université, cet ouvrage rassemble des spécialistes de corpus linguistiques, visuels et archéologiques des mondes grec, latin, hébraïque, arabe, perse et sassanide qui ont dialogué autour des controverses antiques, médiévales et modernes à propos des identifications animales.Par sa pluridisciplinarité et sa transculturalité, ce travail collaboratif est un véritable défi qui, loin des chemins battus, offre un panorama solide des connaissances zoologiques pour l'ensemble du pourtour méditerranéen en mettant, notamment, l'accent sur les échanges directs et indirects entre érudits sur la très longue durée.Cet ouvrage, en déconstruisant certaines idées reçues, est destiné aux spécialistes en histoire des sciences, notamment la zoologie, et ceux qui s'intéressent aux cultures antiques, médiévales et modernes à travers une nouvelle approche.
Le langage est-il le propre de l'humain? Quels éléments avons-nous pour dire que les animaux parlent? Et d'ailleurs comment définissons-nous le langage? Ce livre se veut répondre à ces questions à travers les écrits de chercheurs de disciplines différentes, mais tous travaillant dans le domaine qu'est la zoosémiotique, l'étude de la communication animale. L'étude du langage animal va au-delà de la sémantique et de la syntaxique et ne peut se définir que par une approche interspécifique, de l'humain vers l'animal et de l'animal vers l'humain. Outre le fait de comprendre comment nous échangeons avec nos animaux domestiques, mais aussi avec une baleine, ce livre présentera comment l'histoire et la littérature ont permis une évolution de notre considération envers les animaux et comment, de cette considération, nous leur avons donner une voix beaucoup plus qu'un ensemble de sons mais bien une place dans nos sociétés.
Comment rendre compte de la manière qu'ont les artistes de donner vie, corps et subjectivité aux animaux, et de le faire "de l'intérieur"? Au-delà des représentations animales, des performances visuelles et sonores, des mots et des textes évoqués ici, c'est la subjectivité des animaux, leur point de vue,leur monde qu'il s'agit d'explorer dans cet ouvrage. Comment les artistes, moins contraints que les chercheurs, ont-ils recontré des animaux, exprimé leur altérité et abordé leur sensibilité, ce qui les rend étranges, autres et fascinants, mais aussi proches et propres à la rencontre?La complexité de ces question et l'incertitude de leurs réponses invitent à multiplier les points de vue et les approches. C'est ainsi que les analyses des chercheurs en éthologie, en arts, en histoire et linguistique, réverbèrent et côtoient les textes et les réponses des plasticiens, des musiciens ou des écrivains, et que, ultime déplacement, la pratique artistique devient celle d'animaux "artistes" dessinateurs, musiciens et parleurs.
Rencontres pluridisciplinaires autour de Robert Delort
C'est seulement depuis les années 1980 que l'animal est devenu un véritable objet de recherche, avec la parution de l'ouvrage les animaux ont une histoire. Pour la première fois, Robert Delort tentait de structurer un champ de recherches jusque-là éclatées pour en faire un domaine historique à part entière. Près de 35 ans plus tard, l'histoire des animaux a connu un développement important. Les sciences humaines ont fini par investir ce champ au moment où les débats de société questionnent le statut de l'animal, sa place dans ou à côté de l'univers des humains, la reconnaissance de sa sensibilité et de sa capacité à agir et à se comporter individuellement...Tout cela à un moment où les préoccupations environnementales autour de l'érosion de la biodiversité sont particulièrement vives au point de parler de sixième grande extinction.
Une histoire animale (France, fin XVIIIe-fin XXe siècle)
Peu de maladies ont autant frappé les imaginations que la rage. Pourtant, son étude historique a essentiellement été une histoire des connaissances et des techniques scientifiques à travers les siècles. Rompant avec l'anthropocentrisme et s'appuyant sur les savoirs des sciences du vivant (éthologie, médecine vétérinaire...), cet ouvrage propose de reconstituer le vécu des animaux face à la rage en France, des années 1770 aux années 1990.Qu'ils soient loups, chiens, renards mais aussi chats, vaches, cobayes, blaireaux, singes ou encore souris, les animaux ont constitués les principales victimes de la rage et ont été les cibles de pratiques humaines souvent radicales. Le sort des bêtes enragées a autant reflété les caractéristiques biologiques et comportementales des espèces que l'évolution des conceptions et des moyens de la société française de ces époques.A l'heure où les zoonoses reviennent sous les feux de l'actualité, ce livre qui nous replonge dans un passé pas si lointain permet ainsi de se rappeler que humains et animaux partagent une destinée commune et que la santé des uns dépend bien souvent de celle des autres.