Dans le monde actuel, les frontières entre les territoires semblent davantage se recomposer par des négociations et des coopérations plutôt que par des invasions, des annexions ou des sécessions autoritaires, comme cela était fréquemment le cas jusqu'à une époque récente. Ces tentatives d'ajustement de la gestion territoriale au fonctionnement des économies et des sociétés, à différentes échelles, peuvent s'apparenter à une révolution silencieuse : régions transfrontalières, réseaux de villes, intercommunalités par exemple...Pourtant, la géographie politique s'est jusqu'à présent peu intéressée à ces enjeux coopératifs. Cet ouvrage propose pour la première fois la mise au point théorique d'une géographie des coopérations, notamment autour des notions de décentralisation, de frontière, de gouvernance urbaine et d'inégalité.Cette théorie est illustrée par des exemples pris en Europe (Union européenne, Allemagne, Royaume-Uni, France), ses marges (Russie, Proche-Orient), et dans d'autres continents (Mali, Argentine, Australie, États-Unis, Canada...)
À travers les cartes de la presse locale au lendemain d'un scrutin, la géographie électorale est une discipline que chaque citoyen pratique … en amateur. Mais si on veut vraiment comprendre comment vote un quartier, une commune, une région, il faut replacer ces images instantanées de l'opinion dans leur contexte historique et géographique. En dépit de plus d'un siècle de bouleversements économiques, culturels et sociaux, la carte des votes en France demeure stable. La France de l'Ouest (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire) en est un des meilleurs exemples.
Le concept de qualité de la vie n'est pas une création du 20e siècle mais il a été précisé et développé à la fin des années soixante, en particulier dans le cadre du mouvement écologique. Il est progressivement devenu opératoire pour observer l'état des conditions de vie des populations urbaines, selon trois notions essentielles : le cadre de vie, le niveau de vie et le mode de vie. Dans les limites imposées par les indicateurs actuellement disponibles à l'échelon des grandes villes françaises (cent onze villes ont été prises en compte), l'auteur montre que la diversité des situations urbaines, pour la qualité de la vie, est extrême. Les villes n'apparaissent pas toujours en bonne, ou mauvaise, position au regard de tous les indicateurs ; aucune ville n'est en mesure de maximaliser tous les atouts dans tous les domaines de la vie urbaine. La diversité des villes est plus solide qu'on ne le pense et leurs attraits sont toujours très variés. C'est donc moins sur un différentiel absolu que se jouent les compétitions entre les villes ou les concurrences entre les images que sur la valorisation, plus ou moins habile, que savent faire les différentes villes de ce qui est leur spécificité. Cette étude indique qu'il existe en fait des compensations qui font que la plupart des villes françaises ont des atouts à valoriser. Comme toute diversité, c'est une richesse pour la France et une chance pour chaque ville qui peut et doit rechercher son identité dans son originalité.
L'analyse proposée ici sur l'exemple du département de la Seine-Maritime est fondée sur un modèle mathématique simple, pour optimiser les localisations par la recherche d'une minimisation de la longueur des déplacements de la population résidente vers les bureaux de poste. Elle démontre que d'autres critères peuvent être pris en compte, selon diverses situations locales, mais, sans prétendre imposer de normes, elle plaide pour le maintien d'éléments de référence objectifs lors des arbitrages de la planification territoriale.