" Aux femmes assassinées, la nation indifférente ", " Les gilets jaunes vaincront ": récemment, les écrits se sont multipliés sur les murs de nos villes. Ce sont des graffitis, terme qui désigne les inscriptions non-officielles écrites ou dessinées dans l'espace public, et plus exactement des écritures urbaines. L'ouvrage se consacre à ces écrits aux statuts politique, poétique ou amoureux tracés sur les murs, pour comprendre comment ils font sens et donnent sens à la ville. Ces inscriptions difficilement isolables car marquées par le syncrétisme (ce sont des iconotextes), partagent néanmoins un trait commun: avec elles, un " je " prend position face à d'autres pour participer à une citoyenneté urbaine. Pour cette raison, ces écritures sont un objet d'étude central pour le programme de recherche Graff-City: appropriations urbaines imagées (Région Nouvelle Aquitaine-MSHA) qui fait l'hypothèse qu'une nouvelle forme d'appropriation symbolique de la ville peut être étudiée à travers les inscriptions.Une particularité de ces écritures urbaines tient à leur rapport particulier au conflit: ce sont à la fois des ripostes et des interpellations qui, par diverses stratégies, réélaborent le système de valeurs de la ville. Pour les étudier, une approche interdisciplinaire est donc indispensable. Autour de la sémiotique, l'ouvrage fait dialoguer les sciences de l'information et de la communication, les sciences du langage, l'anthropologie, l'histoire, la philosophie de l'art et de la culture, notamment. Considérant ces écritures tantôt comme des textes, des images-objets et des gestes, les contributions y décèlent la sémiose débordante de la vie.
La crise sanitaire sans précédent que nous connaissons depuis 2020 a mis en exergue de très fortes inégalités en France, dont les inégalités numériques (territoriales, sociales, économique et techniques). Les risques de fractures et d'inclusion en lien avec le numérique restent donc des questions vives et plus que jamais d'actualités.Le programme de recherche " Fractures corporelles, fractures numériques. Enjeux, risques, solutions ", financé par la Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine " s'intéresse depuis 2016 à ces problématiques. Dans ce cadre, le colloque final du projet, intitulé " Publics vulnérables et écosystèmes numériques: entre fractures, inclusions et innovations " s'est tenu en distanciel les 2 et 3 juin 2021 et s'est articulé autour de cinq sessions thématiques (Enseignement, Accessibilité, Usages, Inclusion, Outils et innovations) et d'une session Posters. Ce colloque a permis de faire émerger des recherches et des initiatives multiples, croisant les points de vue des chercheurs et des professionnels de terrain ainsi que les regards disciplinaires (sciences de l'information et de la communication, cognitique, droit, sociologie, philosophie, sciences de l'ingénieur, etc.). Les actes proposés à travers cet ouvrage donnent un aperçu de la richesse de ces échanges.
L'accessibilité numérique constitue une question centrale pour le public des personnes en situation de handicap. Appuyé sur l'expérience d'un projet de recherche, l'ambition de cet ouvrage dirigé par Véronique Lespinet-Najib et Nathalie Pinède est de révéler les facettes multiples du concept d'accessibilité décliné dans les environnements numériques à partir de différents points de vue et contextes, en croisant regards applicatifs, méthodologiques et théoriques.Dans une première partie, sont posés les grands enjeux et risques du numérique pour les publics en situation de vulnérabilité ou de fragilité, mais aussi les moyens d'action possibles, entre conception et sensibilisation. La deuxième partie propose une lecture pluri-facettes (normative, réglementaire, technique) de l'accessibilité numérique. La troisième partie interroge la question de l'accessibilité numérique à partir du concept de médiation, en s'intéressant tout particulièrement aux dispositifs numériques de communication dans les environnements culturels et éducatifs. Enfin, la dernière partie de cet ouvrage discute la notion d'usage en lien avec les technologies selon une approche interdisciplinaire, telle qu'elle est mobilisée dans notre projet de recherche (sciences de l'information et de la communication, droit, ergonomie, sciences de l'éducation, économie-marketing-sciences de gestion).
La métaphore du dark side ou du côté obscur des organisations fait référence aux travaux académiques, qui s'intéressent aux aspects organisationnels problématiques, négatifs ou contreproductifs, du point de vue du management, ou encore aux pratiques organisationnelles éthiquement condamnables, le plus souvent cachées et tues. Ce sont, dans cet ouvrage, les pratiques de communication organisationnelle qui sont passées au crible de l'analyse. Quelles sont les pratiques problématiques que l'on essaie souvent de passer sous silence? Comment les analyser et les comprendre? Que disent-elles des pratiques, normes et idéologies professionnelles? Manipulation, mensonge, violence, harcèlement, conflit larvé ou incivilité, ambiguïté et dissimulation, c'est à ces différents phénomènes que se sont intéressés les auteurs des textes rassemblés dans ce livre qui fait suite à un colloque organisé par le laboratoire bordelais MICA (Université Bordeaux Montaigne) et le réseau Org&Co de la Société française des Sciences de l'Information et de la Communication.
L'activité numérique des cadres sur leurs différents terminaux électroniques mobiles s'intensifie au rythme des nouvelles injonctions à communiquer des organisations contemporaines. Connectés, hyper connectés, débordés, comment les cadres vivent-ils leurs pratiques des outils de communication mobiles? Comment font-ils face à ce qui est parfois évoqué comme une " laisse électronique "? À travers plusieurs enquêtes qualitatives et quantitatives, auprès de cadres, de directeurs des Ressources Humaines et de responsables syndicaux, cet ouvrage dresse un panorama nuancé des pratiques et des usages numériques dans les entreprises contemporaines. À la veille de l'édification du Droit à la Déconnexion (issue de l'article 55 de la Loi n° 2016-1088 du 8 août 2016), ce livre apporte un double éclairage: d'une part, il rend compte du sens des pratiques numériques mises en œuvre par les individus et collectifs de travail pour mener à bien leur activités quotidiennes, et, d'autre part il pointe les écueils d'une forte prescription des usages technologiques, en termes d'appropriation, de liberté et d'autonomie dans le travail.
André-Jean Tudesq (1927-2009) a été un travailleur infatigable. Auteur d'une thèse d'État sur Les grands notables en France (1840-1849) qui a fait date, il a été pionnier dans l'ouverture d'un nouveau champ d'études, celui des médias africains. Historien de formation, il a accompagné les fondateurs d'une nouvelle discipline, les Sciences de l'information et de la communication, qu'il a inlassablement défendue tout en restant professeur d'Histoire contemporaine. Il nous a légué une bibliographie impressionnante et a formé des générations d'enseignants, en France comme en Afrique ou au Proche Orient.Au-delà d'un colloque très riche, organisé en 2011 sur le campus bordelais où il a passé la plus grande partie de sa carrière d'enseignant, l'ouvrage transcrit l'essentiel des interventions de ceux qui furent des collègues, disciples et proches. Il est complété par une bibliographie importante et un CD-Rom. On y trouve des textes épuisés ou inédits, des interventions à la radio, des documents variés qui permettent de mieux connaître la richesse de ses productions et l'actualité de ses questionnements qui demeurent sources et ressources d'enseignement, de référence pour le présent.
Mouvement, bifurcation, révolution, tournant? Les termes et métaphores par lesquels sont décrites les mutations des pratiques de recherches en sciences humaines et sociales, opérées et nécessitées par l'usage des technologies numériques sont nombreux. L'étude de ces mutations, et des nouvelles pratiques qu'elles entraînent et autorisent, dessine un champ de réflexion, désormais englobé sous le terme d'Humanités digitales, qui a particulièrement stimulé la réflexion des chercheurs ces dernières années en Sciences Humaines et Sociales, mais aussi dans le champ des Humanités et des Arts.L'ouvrage que nous proposons s'inscrit dans la lignée de ces études sur les bouleversements technologiques et leurs implications, dans le domaine scientifique, à la fois sur les communautés épistémiques, mais aussi sur la nature des savoirs, leurs modes d'élaboration, de diffusion et de patrimonialisation, notamment dans le domaine des sciences humaines et sociales.Ces réflexions poursuivent l'ambition de fournir des matériaux pour la réflexion, dans un domaine qui suscite des interrogations nombreuses et sur lequel l'Université Bordeaux Montaigne poursuit une réflexion active, notamment à travers des journées d'études annuelles depuis 2011.
Rytmes, temporalités, urgence à l'ère de la globalisation de la communication
La centralité de l'urgence et les bouleversements des rythmes sociaux introduisent à de nouveaux régimes temporels qui remettent en cause les liaisons établies jusqu'alors entre passé, présent et avenir. Ces mutations, dont les multiples conséquences restent à évaluer, ont déjà retenu l'attention d'anthropologues, d'historiens, d'économistes, de politologues ou de philosophes. Cet ouvrage propose une approche communicationnelle des enjeux et des problèmes suscités par ces mutations temporelle.
Enjeux et usages des technologies de l'information et de la communication
Le principe de changement se trouve au cœur de nos sociétés dont l'évolution dépend désormais largement du déploiement des TIC. Cependant, ces dernières ne s'insèrent pas spontanément dans les pratiques : les conditions instrumentales et humaines, les capacités d'acculturation et de maturation psychologique influent sur les dynamiques d'adhésion ou de résistance au changement.Cet ouvrage renouvelle le questionnement sur la pertinence de l'usage des TIC et envisage leurs apports en matière de coopération ou de médiation au plan humain tout en essayant de discerner leur potentialité d'ouverture, de désenclavement et de valorisation des territoires de toutes sortes.Les analyses permettent d'aboutir à des préconisations utiles à l'action et aux visées stratégiques des institutions. Regroupées autour de cinq axes de réflexion, elles témoignent de l'objectif d'ouverture internationale et de l'approche transversale qui fondent le réseau international EUTIC, ainsi que de la prise en compte de la diversité des contextes culturels et socio-politiques.
La libéralisation des ondes en 1981 a donné un éclat de jeunesse à la radio et a permis à ce média de diversifier son audience et ses publics. L'ouvrage, issu d'un colloque, dresse un état de la radio et des recherches qu'elle suscite vingt ans après l'arrivée des radios privées. Les études regroupées ici portent sur la radio régionale en Aquitaine, la radio nationale et internationale avec des exemples belge, espagnol, britannique, ouest-africain... Au terme de ces réflexions, il apparaît que la radio conserve son audience, importante parmi les jeunes, continue d'être un média de proximité (couplage radio et téléphone) et faisant preuve d'une bonne adaptation face aux changements techniques (couplage radio et Internet).
Un hebdomadaire catholique dans l'histoire, 1947-1987
Quarante ans de la vie de l'hebdomadaire Afrique nouvelle sont retracés ici. Ses journalistes ont vécu intensément et passionnément toute la période de l'après-guerre, les derniers moments de la colonisation, les espoirs puis les désillusions des indépendances. Engagés, mais sans sectarisme outrancier, ils ont défendu de grandes causes : un catholicisme adapté à l'Afrique, un tiers-mondisme humaniste, des politiques plus justes et plus honnêtes. On retrouvera tous leurs combats à travers l'analyse de thèmes significatifs.
Prenant appui sur les résultats des enquêtes menées depuis 1984 sur les audiences en Aquitaine, cette étude dégage les caractéristiques de l'évolution actuelle du paysage médiatique aquitain et s'interroge sur la spécificité locale de la communication médiatique en région.