Les trajectoires éducatives en France dans un contexte européen
Dans un contexte d'internationalisation toujours plus grande des politiques éducatives, cet ouvrage analyse la constitution des trajectoires éducatives des élèves français dans un contexte européen. Tour à tour pleinement comparatif ou centré sur le cas français, les angles d'analyse mobilisés (gouvernance, parcours de vie, intersectionnalité) ont pour ambition d'actualiser et de renouveler les connaissances acquises sur la situation française dans un contexte plus global. Loin de vouloir dénoncer les failles du système français ou de faire un éloge systématique de telle ou telle situation nationale, les auteurs entrent dans le détail des modalités de construction des parcours aux niveaux macro, méso et microsociologique. Berthelot parlait en 1993 des " labyrinthes de verre de l'école " pour désigner les contraintes invisibles. L'ouvrage présente les politiques éducatives, les préstructurations politico-institutionnelles, les procédures d'orientation, les dispositifs de participation des usagers dans les établissements scolaires, les pratiques et points de vue des professionnels et ceux des élèves et de leurs parents et tente d'articuler les différents niveaux de production des trajectoires en France, comparé aux autres pays et de comprendre pourquoi les trajectoires éducatives sont si fortement corrélées avec l'origine sociale dans notre pays. Écrit dans une langue claire, l'ouvrage est destiné aux chercheurs, aux étudiants, aux décideurs, aux professionnels, aux parents, et à tout lecteur désireux de mieux comprendre les parcours éducatifs en France dans le contexte européen.
La décennie écoulée a constitué une période d'intensification de la mobilité du travail en Europe, recouvrant un large spectre d'acteurs et de phénomènes sociaux. Que révèlent-ils de l'évolution de nos sociétés européennes? C'est tout l'enjeu auquel cet ouvrage se propose de répondre. Basé sur l'analyse comparative des migrations récentes de jeunes Polonais au Royaume-Uni et de jeunes Roumains en Espagne, l'ouvrage questionne la place de la mobilité internationale dans le changement social contemporain. La mobilité n'est pas simplement le produit d'inégalités entre pays européens. Elle est également le résultat du processus de flexibilisation de l'emploi, en particulier non qualifié, dans le contexte d'une compétition accrue pour l'accès au marché du travail. Les jeunes migrants Européens, lourdement déclassés dans les pays d'accueil, constituent alors la face cachée de ce phénomène, alors même que les formes les plus légitimées de mobilité internationale (Erasmus, mobilité des cadres) sont promues et encouragées. En s'appuyant sur une enquête par entretiens, l'ouvrage s'intéresse aux conséquences de la mobilité sur les trajectoires, aussi bien professionnelles que personnelles, constitutives d'une instance de socialisation particulière- ment marquante (l'entrée dans la vie adulte, et bien souvent, les premières expériences du monde du travail). Dans le contexte de la libre circulation, la possibilité d'aller et de venir peut être à la fois une chance et un piège, une opportunité et un risque, et c'est ce que nous tentons alors de comprendre.
Que font les enfants de leur corps au moment de la puberté ? Comment la famille, les copains et copines, les enseignants, les animateurs, les médecins contribuent-ils à façonner ce corps ? Et les médias : s'emparent-ils d'une phase de la vie qui associe inconstance corporelle et reconfiguration des identités ? Autant de questions qui ont motivé une équipe de sociologues et d'anthropologues à explorer le passage entre enfance et adoles- cence, pour en débusquer tant les événements saillants que la quotidienneté, en France et en Italie. Les contributions de ce livre abordent les domaines intimes des transi- tions pubertaires, mais aussi leur traitement public dans les médias, le monde de l'éducation ou de la santé. Le corps préadolescent cristallise des débats sociaux et politiques sur l'enfance et l'adolescence, les conflits générationnels, la sexualité, le genre, l'autonomie. Or, aux alarmes des adultes s'oppose un vécu souvent serein des enfants. Et si les normes sont particulièrement puissantes, et les regards invasifs, les enfants construisent petit à petit un corps pour soi. Rédigé dans un langage clair, cet ouvrage permet d'aller au-delà d'une vision spectaculaire de la préadolescence, pour l'observer au microscope du temps ordinaire. Il est destiné à des chercheurs et des étudiants en sciences sociales, aux professionnels soucieux de mieux connaître ce public et à tout lecteur curieux d'approfondir ce temps de la vie.
Le licenciement est aujourd'hui devenu ordinaire. Les restructurations d'entreprises sont diffuses, en temps de crise comme de prospérité. Il est attendu des salariés qu'ils s'adaptent à cette nouvelle donne. Le mouve- ment social débuté en février 2016 contre la loi Travail s'est nourri de la contes- tation d'une opinion répandue: la réglementation du licenciement est un frein à l'embauche et un facteur de chômage. À rebours de cette idée reçue, l'ouvrage renoue avec l'analyse des causes économiques et financières, essentielles dans cette banalisation du licenciement. Cette dernière – loin d'être du ressort des individus – engage la responsabilité collective d'une société. Le livre accorde une large place à l'enquête de terrain, menée dans des univers professionnels au cœur du monde du travail. En effet, les plans de licenciements concernent ici des domaines de pointe, des salariés dits performants et a priori adaptés à ces nouvelles exigences, dans des entreprises gagnantes au regard des normes en vigueur. L'auteure confronte les points de vue des " licencieurs " à ceux des " licenciés ", et restitue les contextes économiques, législatifs et syndicaux qui encadrent ces débats. L'ouvrage apporte l'éclairage des sciences sociales pour comprendre ces évolutions. Ces suppressions d'emplois – loin de n'être que des dysfonctionnements locaux et passagers – sont avant tout les produits du fonctionnement normal du capitalisme financiarisé. Ainsi, la décision de licencier des entreprises performantes revêt un caractère stratégique assumé, loin de toute fatalité économique. En outre, l'étude inédite des acteurs des ressources humaines interroge leur rôle ambivalent dans la banalisation idéologique et gestionnaire du licenciement. Enfin, les effets sociaux de cette banalisation montrent des salariés tiraillés entre une adhésion exacerbée aux valeurs de l'entreprise et une perte profonde d'attaches. Ceci s'accompagne de bien des maux et complique l'émergence de mobilisations collectives pour contrer ces phénomènes. L'analyse invite à réfléchir à la fabrication d'un autre rapport au travail.
À écouter des lectrices et des lecteurs faire le récit de leur expérience de la lecture, c'est souvent le même canevas narratif qui se dessine: celui de la libération de soi. La lecture permettrait d'" accomplir " une trajectoire de vie fictive quand la trajectoire réelle ne remplit pas toutes les promesses escomptées, en raison de la force des injonctions sociales. S'émancipe-t-on par la lecture des limitations imposées par son appartenance sociale et sexuée? Ce livre explore les possibilités et les limites de l'émancipation par la lecture à partir d'observations et d'entretiens biographiques recueillis pendant trois ans auprès de grands lecteurs et lectrices participant à des cercles de lecture. Ces derniers développent un souci de soi dans leurs pratiques de lecture, qui ouvre des possibilités de transgression à l'égard des normes de genre, tout en servant d'appui à la recherche d'une légitimité littéraire. Les clivages entre lecteurs et lectrices, entre masculinités et féminités, vont jouer un rôle essentiel dans la détermination de ce qu'il est légitime de lire ou non. On constate également que les identifications repérables dans les lectures sont profondément sexuées mais permettent d'élargir l'espace des possibles grâce aux personnages et auteures femmes, homosexuelles et féministes. Les lectrices recourent davantage à la lecture pour résister aux injonctions sociales, en franchissant des seuils d'émancipation relatifs, ainsi que pour renforcer leur position dans les classes moyennes cultivées. Derrière les discours sur l'émancipation se profilent alors un renforcement des positions de classe, en même temps qu'un desserrement de la domination masculine. En analysant finement les effets du genre, de la classe sociale et de la lecture sur les parcours de vie, cet ouvrage intéresse tous ceux et celles qui ont le goût de la lecture, les professionnels des métiers du livre et les chercheurs aux prises avec l'analyse des rapports de domination et de résistance à la domination dans les pratiques culturelles.
La santé au travail est le plus souvent abordée avec les cadres de pensée du salariat. En étudiant la santé des artisans, cet ouvrage cherche à saisir le rapport singulier qui existe entre santé et travail dans cette population de travailleurs manuels indépendants. Artisan ferronnier d'art et sociologue, Olivier Crasset a enquêté dans un milieu qu'il connaît de l'intérieur. En se mêlant aux équipes de travail, il a observé au quotidien la manière dont les artisans engagent leur corps dans leur activité. Le parcours professionnel des artisans est marqué dans un premier temps par un surinvestissement dans le travail et par un déni des questions de santé. Celle-ci est mise au service de l'entreprise pour assurer sa survie. Par la suite, la relation s'inverse. De nouvelles ressources se constituent au fil de la carrière et aident l'artisan à maintenir en activité un corps usé par le travail. Au fil des chapitres, l'ouvrage expose diverses facettes de l'univers artisanal: la variété des profils et des projets professionnels, la sélection par la santé, les rapports de sous-traitance, les relations entre employeurs et salariés… Ce faisant, il remet en question certaines idées reçues: les artisans ne sont pas aussi individualistes qu'ils le prétendent eux-mêmes, la situation d'employeur ne protège pas de la pénibilité, le Code du travail ne produit pas que des effets bénéfiques. Il apparaît que le poids du statut d'indépendant dépasse parfois certains déterminants sociaux pourtant puissants comme le genre ou l'origine sociale. En apportant des nouveaux éléments sur l'artisanat, l'auteur souhaite contribuer à la réflexion sur le travail en général, tel qu'il existe dans notre société contemporaine.
Ethnographie de sports virils dans des quartiers populaires en France et aux États-Unis
Lieux censés incarner les inégalités sociales et concentrer les " problèmes sociaux ", les quartiers populaires, en France comme aux États-Unis, sont régulièrement au cœur de controverses politico-médiatiques. Les jeunes qui y résident sont souvent l'objet de représentations caricaturales ou fantasmées allant de la " racaille ", au rappeur, en passant par le sportif " doué ". Dans ce livre, l'auteur tente d'apporter un éclairage sociologique nouveau sur un des aspects de la vie ordinaire de ces quartiers. Quelle place la socialisation sportive des jeunes occupe-t-elle dans la recomposition des classes populaires contemporaines ? C'est principalement à cette question que cet ouvrage tente de répondre en articulant les rapports de classe, de genre et l'appartenance ethnique. S'appuyant sur une enquête ethnographique approfondie dans des salles de sports de combat et de musculation au cœur de quartiers populaires en France et aux États-Unis, l'auteur a voulu mieux comprendre le style de vie des jeunesses populaires en observant des pratiques relativement peu étudiées. Il montre des jeunes sportifs ancrés localement qui demeurent fidèles à une culture " populaire " et à ses " valeurs " mais qui sont également des enfants de la " démocratisation " scolaire en voie d'acculturation à une culture " légitime ". En entrant dans le détail de la socialisation sportive de ces jeunes, il interroge leur rapport au corps, aux savoirs sportifs et aux " autres ". Ce livre intéressera tous ceux qui souhaitent comprendre, au-delà des préjugés, un aspect important de la socialisation des jeunesses populaires en quête de respectabilité.
Conversion managériale et nouveau gouvernement des pauvres
La Sécu, tout le monde en parle, tout le monde la connaît ou croit la connaître. De cette institution, on retient les déficits récurrents et, du célèbre sketch de Coluche, que ses agents surveillent la pendule pour ne pas louper l'horaire de sortie. Or, elle est en réalité fort méconnue, au sens où elle n'est pas reconnue à sa juste valeur. Pour le coup, on ignore totalement les difficultés auxquelles ses agents d'accueil doivent faire face pour continuer à remplir une mission de service public auprès des usagers. En effet, avec la mise en œuvre de la réforme managériale de l'assurance maladie, décrite minutieusement dans cet ouvrage, la surveillance porte sur les objectifs chiffrés définis par la hiérarchie et la pendule qui concentre toute l'attention est celle qui mesure la durée des entretiens avec les " clients " à l'accueil. Ainsi, l'évaluation de la " qualité de service " et des compétences des agents se réduit à une norme strictement quantitative, au mépris de la satisfaction des besoins des usagers les plus précaires. De ce nouveau dispositif managérial sourd une véritable souffrance chez les agents les plus attachés à l'" utilité sociale " de leur mission. Du côté des usagers, ceux qui demandent à bénéficier de la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire ou de l'aide médicale État (AME) doivent " prendre leur mal en patience " car l'accès au droit dans un département qui concentre les indices de précarité relève pour ainsi dire du " parcours du combattant ". À partir d'une enquête ethnographique réalisée dans une caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de la région parisienne, l'auteur nous immerge dans le quotidien des agents de base (street-level bureaucrats) positionnés à l'intersection entre la main gauche (missions sociales) et la main droite (missions régaliennes) de l'État.
Corps du malade, du mourant, du mort, du pauvre: au cœur de nos sociétés contemporaines, des agents administrent pour le monde social et à sa place les marges de la vie biologique et sociale. Comment les pompiers, les travailleurs sociaux, les employés des pompes funèbres, les aides-soignantes, les infirmières et médecins se débrouillent-ils avec le " sale boulot " ? Parmi les émotions dont ils peuvent être affectés, il en est une, particulièrement archaïque, apparemment spontanée et difficile à réprimer: le dégoût. Il renvoie aux sensations du corps, mais recèle aussi une dimension sociale: pas seulement dégoût du goût des autres, mais peur de devenir comme eux, surtout s'ils sont jugés socialement inférieurs. Le dégoût traduit une urgence à se " séparer ". Réaction somatique à la crainte du rapprochement physique et social, émotion " mixophobe ", le dégoût trace une frontière avec l'Autre, révélant les inavouables sociaux de nos sociétés. Cet ouvrage interroge ce que le dégoût " fait " aux interactions. On y découvre l'opposition radicale entre coulisses et scène, régie par l'autocensure professionnelle, et les mille stratagèmes permettant d'affronter ce qui révulse. Limitation du toucher, port de gants, lavage obsessionnel, embellissement du cadavre et toilettage des mots eux-mêmes, autant de techniques visant à mettre à distance la vie organique… des autres. Révélatrices d'une souffrance spécifique au travail, ces stratégies professionnelles avouent une ambivalence d'autant plus menaçante qu'elle semble de plus en plus indicible. Car secrété par le processus de civilisation, le dégoût est pris dans des interdits sociétaux incitant à le taire. Cela en fait un instrument d'autant plus précieux de lecture du monde social. Cet ouvrage apporte ainsi une contribution importante à l'histoire, à la sociologie et à l'anthropologie des sensibilités.
En France, les politiques sociales d'aide aux jeunes en difficulté se font le relais d'une norme d'insertion où le projet professionnel est toujours, de près ou de loin, le moteur de l'accompagnement. Par ailleurs, la protection publique en direction des jeunes reste ponctuelle et l'État social renvoie principalement les jeunes en insertion vers le soutien de leur famille. Dans ce contexte, ceux qui ne peuvent en bénéficier sont particulièrement fragilisés et se retrouvent durablement éloignés des parcours conventionnels d'accès à l'emploi. Certains d'entre eux ont constitué une figure emblématique des jeunes en difficulté au détour des années 2000 en France ; ils ont été appelés " jeunes en errance ", notion qui est rapidement devenue une catégorie d'intervention publique, marquant fortement les pratiques de l'intervention sociale à l'égard des publics jeunes à la rue. Depuis lors, la catégorie française " jeunes en errance " désigne ceux qui n'adhèrent à aucune proposition d'insertion et mettent en échec les démarches qu'ils entreprennent. Après un retour sur les origines de la catégorie " jeunes en errance ", ce livre analyse les trajectoires de ces jeunes qui revendiquent leur marginalité, le rapport qu'ils entretiennent à l'aide sociale et plus particulièrement la relation qui s'établit entre eux et les professionnels de l'urgence sociale.
Comprendre les violences faites aux femmes dans le couple c'est aussi analyser les luttes, les politiques publiques et les actions concrètes déployées en France aujourd'hui. Ce livre prend appui sur une enquête ethnographique menée auprès d'associations spécialisées (souvent membres de la Fédération nationale Solidarité Femmes), de femmes victimes, de professionnels de nombreuses institutions concernées (justice, police, travail social…) et de personnalités politiques et universitaires actifs sur ces sujets. S'adressant aux universitaires ainsi qu'aux professionnels, l'ouvrage décrit la construction de la cause des violences conjugales, ainsi que les politiques publiques mises en œuvre, dans une démarche sociohistorique. Il met ainsi en lumière la porosité des espaces militant, universitaire et institutionnel. L'analyse des carrières militantes et professionnelles, la prise en compte des parcours des femmes rencontrées et du contexte du nouveau management public structurant l'action publique, enrichissent la compréhension du travail social féministe mis en œuvre dans les structures d'accueil et d'hébergement des femmes victimes de violences conjugales et de leurs enfants. Cette recherche sociologique éclaire alors des engagements féministes professionnels trop peu connus, face au paradoxe d'un intérêt politique fort pour lutter contre des violences masculines toujours persistantes.
Qu'est-ce qu'un logement doit assurer à ceux qui sont logés? C'est à cette interrogation qu'est consacré cet ouvrage et, plus précisément, à la manière dont les politiques du logement ont traité de cette question. L'ouvrage revient sur l'histoire des politiques du logement. Elle suit les déplacements observés, entre les années 1950 et 2000, pour décrire les conduites attendues des ménages en matière de logement. Ce regard rétrospectif apporte un éclairage original sur l'histoire des politiques du logement. Il en souligne les changements de problématiques, depuis la nécessité de faire entrer les personnes dans un habitat modernisé, jusqu'aux impératifs contemporains de promotion de la " fluidité " et de " levée des freins à la mobilité ". À cet ancrage dans la durée s'ajoutent des enquêtes qui permettent de suivre ces politiques dans le détail de leur réalisation. L'ouvrage se concentre sur des segments spécifiques de ces politiques: les mesures destinées aux personnes dites défavorisées ou les organisations du logement social. En entrant dans le détail des procédures, des scènes et gestes observés, il analyse comment différentes conceptions de ce qu'un logement assure structurent l'action publique. Du fait de la variété des objets étudiés, ce livre offre par conséquent une perspective particulièrement large sur les transformations des politiques du logement. Il permet de questionner les problématisations successives du rapport au logement, à travers des politiques constamment " modernisées ". Mais, en-deçà des mises en forme les plus publiques de ce rapport, il permet d'appréhender le genre de rapport à l'habitat sur lequel font pression les impératifs d'autonomie et de responsabilité individuelle qui sont aujourd'hui promus dans tous les domaines, à partir des actions engagées par ceux qui interviennent au plus près des espaces habités.