Introduction générale
Première partie : Chasse et pouvoir de l'Empire à la Restauration
Introduction : Un service victime de la Révolution
Chapitre premier : Les chasses impériales, entre imitation et amplification
Chapitre II : Les chasses de la Restauration, un besoin dynastique
Conclusion : La chasse, un symbole politique au quotidien
Deuxième partie : Gérer et administrer les chasses
Introduction : Une administration en quête d'identité
Chapitre premier : Le service du grand veneur
Chapitre II : La Vénerie au sein de la Maison du souverain
Conclusion : Une administration napoléonienne perdue en monarchie
Troisième partie : Les chasses et l'opinion publique
Introduction : Évolutions et permanences dans la représentation des souverains
Chapitre premier : Les chasses de Napoléon et leur public
Chapitre II : La Restauration, un retournement de situation
Conclusion : La chasse, une activité omniprésente
Conclusion générale
Annexes
Les chasses de Napoléon de 1800 à 1816
Reportages et récits journalistiques
Qui étaient les veneurs de Napoléon et de Charles X ?
Les principaux termes de vénerie
Sources et bibliographie
État des sources
Bibliographie
Index des noms de lieux, de personnes et de périodiques
Activité royale par excellence, pratiquée par tous les rois de France, la chasse était plus qu'une simple distraction, mais bien un accessoire du pouvoir, un moyen de représentation et de contrôle des courtisans. Disparues avec la Révolution française, les chasses royales furent remises au goût du jour par Napoléon soucieux de s'approprier les apparences du …
Activité royale par excellence, pratiquée par tous les rois de France, la chasse était plus qu'une simple distraction, mais bien un accessoire du pouvoir, un moyen de représentation et de contrôle des courtisans. Disparues avec la Révolution française, les chasses royales furent remises au goût du jour par Napoléon soucieux de s'approprier les apparences du pouvoir et qui en fit un instrument politique puissant.
La Restauration, au lieu de revenir à l'organisation d'Ancien Régime, choisit de conserver l'équipage de Napoléon, qui fonctionna jusqu'en 1830, année où la révolution de juillet se déchaîna contre la figure du roi-chasseur, personnifiant l'impopularité de Charles X et de son fils. Cette continuité humaine, budgétaire, mais aussi politique et symbolique, se retrouve dans les différents aspects liés à l'organisation des chasses analysés ici : les voyages de la cour entre les différents palais de la Couronne, la mise en place d'une étiquette spécifique, les invitations d'ambassadeurs ou de souverains étrangers, mais aussi l'élevage du gibier, l'aménagement des forêts, la constitution de la meute et des écuries, et enfin, au coeur de la Maison du souverain, le rôle du grand veneur, grand officier en charge des chasses impériales puis royales.
S'appuyant sur des sources variées et pour la plupart méconnues — archives, mémoires, journaux intimes, ou encore tableaux et objets d'art —, cette étude permet d'aborder, sous un angle singulier, l'évolution de la politique et de la société sous l'Empire et la Restauration. Elle met en lumière non seulement la résurgence des traditions de Versailles et de la symbolique royale en ce début de l'époque contemporaine, mais aussi la passion de la chasse, partagée par Napoléon et par les derniers Bourbons.