Marie-Fortunée d'Este (1731-1803) princesse d'origine modénaise, épouse en 1759 Louis-François Joseph de Bourbon-Conti, comte de La Marche. En 1776, elle se sépare de son mari et mène une vie autonome partagée entre son hôtel parisien de la rue Saint-Dominique et son château de Triel à l'ouest de la capitale. Dès les premières semaines de la Révolution, elle quitte Paris ; ses pérégrinations européennes la conduisent à Venise où elle décède en 1803.Dépassant la simple biographie, ce livre mobilise les problématiques de l'histoire économique, sociale, culturelle pour explorer les modes de consommation d'une princesse. L'étude, fondée sur des papiers personnels, notamment les abondantes sources conservées aux Archives nationales, –comptes de sa " Maison "– ainsi qu'une pa ...
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Première partie : Les cadres de la consommation : une maison féminine et princière
Chapitre Premier : La maison d'une princesse du sang à la fin du XVIIIe siècle Chapitre 2 : La suite aristocratique de Marie-Fortunée d'Este Chapitre 3 : Les finances d'une princesse du sang Chapitre 4 : Les fournisseurs de la princesse de Conti
Deuxième partie : Un train de vie aristocratique et féminin à la fin du XVIIIe siècle
Chapitre 5 : Les résidences L'hôtel et le château Chapitre 6 : La table d'une princesse Chapitre 7 : Les apparences d'une princesse du sang
Troisième partie : Une princesse entre le monde et Dieu
Chapitre 8 : En voiture ! La mobilité d'une princesse du sang à la fin du XVIIIe siècle Chapitre 9 : La sociabilité d'une princesse Chapitre 10 : Les occupations de la princesse entre pratiques intellectuelles et divertissements Chapitre 11 : La piété d'une princesse
Conclusion générale
Sources manuscrites Sources imprimées
Marie-Fortunée d'Este (1731-1803) princesse d'origine modénaise, épouse en 1759 Louis-François Joseph de Bourbon-Conti, comte de La Marche. En 1776, elle se sépare de son mari et mène une vie autonome partagée entre son hôtel parisien de la rue Saint-Dominique et son château de Triel à l'ouest de la capitale. Dès les premières semaines de la Révolution, elle quitte Paris ; ses pérégrinations européennes la conduisent à Venise où elle décède en 1803.
Dépassant la simple biographie, ce livre mobilise les problématiques de l'histoire économique, sociale, culturelle pour explorer les modes de consommation d'une princesse. L'étude, fondée sur des papiers personnels, notamment les abondantes sources conservées aux Archives nationales, –comptes de sa " Maison "– ainsi qu'une partie de sa correspondance extraite des Archives de Modène interroge l'économie du quotidien princier, l'appropriation féminine des biens, la spécificité du luxe au féminin.
Les manifestations de sa consommation aristocratique sont analysées en interaction avec les normes curiales, les obligations liées au rang à tenir et les séquences d'une existence transformée par la séparation d'avec son époux. Le portrait multifocal restitue la trajectoire d'une princesse en cours de déclassement social, de plus en plus éloignée des idées de son siècle, souvent submergée par la mélancolie que ni les séjours aux bains, ni la fréquentation assidue des églises ne semblent contenir. Du luxe aristocratique à la souffrance du corps, le livre propose une riche étude de cas en rupture avec l'image convenue de la princesse de Conti.